EDITORIAL
LA MALAISIE FAIT SA PLACE SOUS LE SOLEIL AFRICAIN

Si la Chine reste le partenaire le plus en vue du continent, il n’en demeure pas moins que d’autres pays émergents de l’Asie jouent des coudes pour s’imposer dans un continent qui est considéré comme l’avenir de l’économie mondiale, de par l’importance de ses matières premières, mais aussi de la jeunesse de sa population. Discrète, mais pourtant incontournable, la Malaisie fait partie de ces nouveaux partenaires du continent africain.  

Sans chercher à se positionner en opposition frontale aux anciennes puissances coloniales ou aux États-Unis d’Amérique, comme peut le faire la Chine, sans envoyer des armées de travailleurs manuels au potentiel d’intégration faible, la Malaisie propose une autre forme de partenariat moins intrusif et ne bouleversant pas les équilibres sociaux ou le tissu productif local.

      POLITIQUE
ASHOK VASWANI L’INDO-GUINÉEN
Alors que l’on reproche aisément à la diaspora chinoise en Afrique d’être dans un entre-soi économique sans off rir d’opportunités aux travailleurs locaux, les investisseurs indiens ont toujours eu une approche diff érente. Appréciés par les pays africains pour leur capacité à créer des emplois dans le secteur privé, ils sont les moteurs d’une économie animée par d’autres valeurs, plus entrepreneuriales et plus en phase avec les standards de l’économie de marché.
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LA NATION ARC-EN-CIEL S’AFFIRME  
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Après la pluie, le beau temps pour la Nation « Arc-en-ciel » ? Passées les décennies de mise au ban de la communauté internationale pour cause d’apartheid, et après de longues années d’atermoiements et d’ajustements douloureux, l’Afrique du Sud tire les bénéfices de sa mue.

Seul pays de son continent réellement engagé dans une émergence durable et intégré aux circuits économiques internationaux, l’Afrique du Sud fait figure de « divine surprise » dans une région du monde habituée à jouer les faire-valoir de la planète. Mais pour les observateurs et les économistes, cette émergence ne doit rien au hasard.
Les transferts de technologie représentent-ils une part importante des échanges économiques aujourd’hui ?

C’est un phénomène qui s’est institutionnalisé dans les années soixante-dix avec les transferts de technologie à la demande des États, pour mettre à niveau leurs capacités technologiques et industrielles. C’est ce qui a mené à l’émergence de ce que l’on appelle les « Éléphants blancs ». La question s’est alors posée de l’absorption : avoir les technologies mais sans savoir les utiliser était problématique.
Depuis plusieurs mois, au gré des bouleversements sur la scène internationale, les traitements dégradants et inhumains envers les femmes se sont multipliés, plongeant la communauté internationale dans un climat de vive inquiétude.
« Un pays, deux systèmes ». Non, il ne s’agit pas de Hong Kong et de la Chine mais du Myanmar et de la Birmanie. Deux noms qui se réfèrent à deux visions opposées de l’avenir du pays. L’une est celle des généraux en civil poursuivant la construction d’un État moderne demeurant sous leur contrôle absolu. L’autre est celle de l’opposante et prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, en quête, elle aussi, d’un État moderne mais démocratique.
Depuis la chute de la dictature militaire (1973-1985), l’Uruguay a vu se succéder alternativement les conservateurs du Partido Nacional et les libéraux du Colorado. Après la « vague rose » brésilienne et argentine, la coalition de gauche (Frente Amplio) a pris le pouvoir en 2005.

À l’approche de l’élection présidentielle de 2013, bilan du virage social amorcé par le plus petit pays d’Amérique du Sud.
L’Inde comme la Chine est en pleine offensive en Afrique, à la recherche de débouchés et de matières premières. Comme la Chine, elle profite de la remise en cause de plus en plus apparente du système de domination des puissances occidentales en Afrique. Comme la Chine, quoiqu’à un niveau moindre, elle est la cible d’une propagande dont le but est de préserver l’hégémonie de l’Occident sur le continent par le biais, entre autres, de la diabolisation de tout concurrent aux yeux des Africains.
Depuis plusieurs mois, les manifestations se multiplient dans les quartiers sud de Tel Aviv pour exiger l’expulsion des 62 000 clandestins africains présents sur le sol israélien. Principalement originaires du Soudan et d’Érythrée, ces immigrés qualifiés d’« infiltrés » sont accusés par la population locale de vols, de trafic de drogues et de violences physiques. Si cette question divise autant la classe politique que la société civile du pays, la communauté juive éthiopienne, dont l’intégration est difficile, se trouve tiraillée entre solidarité africaine et cohésion religieuse de la nation.
Quand on parle de l’opposition gabonaise, ou de la plupart des oppositions sur le continent, on l’accuse souvent de manquer d’unité et de détermination. C’est peut-être vrai. Mais il s’agit d’une posture à laquelle les Gabonais ont été habitués depuis l’avènement du multipartisme dans le pays, début 1990.
M. le Président, comment va le Gabon aujourd`hui ?

Le Gabon d’aujourd’hui est un pays en plein changement, avec de nombreux chantiers engagés sur l’ensemble du territoire national. Certains sont visibles, tels que les routes avec près de 600 kilomètres en cours de construction actuellement, l’agrandissement et la modernisation d’aéroports et de ports, la construction et la rénovation d’hôpitaux, d’écoles pour ne citer que quelques exemples.
Le Gabon est la 9e économie la plus compétitive d’Afrique selon le dernier rapport 2012-2013 du World Economic Forum (WEF). Ce qui démontre la nouvelle attractivité du pays pour les affaires sur le plan international et les bonnes orientations des politiques économiques menées par le gouvernement de l’émergence.
L`État des finances publiques du Gabon est au vert. Le gouvernement a adopté pour l`année 2012, un budget rectificatif en hausse de 306,4 milliards de F.CFA par rapport au budget initial (2 453,1 milliards de F.CFA).

Cette embellie est due à une hausse de la production pétrolière de 1,8 %. En effet, la production du pétrole brut atteindrait 12,323 millions de tonnes en décembre prochain.

Les ressources propres sont en nette progression par rapport au cadre budgétaire initial. Elles passent de 2 353 milliards de F.CFA à 2 511 milliards F.CFA.
La Coupe d’Afrique des Nations a été une formidable vitrine pour montrer l’extraordinaire potentiel touristique du Gabon. Mais aussi l’occasion pour le gouvernement gabonais de remettre à neuf toutes les structures hôtelières et touristiques du pays. Le tourisme est classé aujourd’hui parmi les secteurs porteurs de l’après-pétrole.
Après la grave crise économique qui a secoué le monde entier durant la période 2008-2009, le Gabon s’est progressivement rétabli grâce à la reprise de la demande internationale pour les matières premières et à une politique budgétaire expansionniste mise en oeuvre par le gouvernement à travers l’exécution de grands projets d’infrastructures.
Suite à la destitution de Fernando Lugo, président de la République du Paraguay, au mois de juin, retour sur ce coup d’État déguisé qui laisse craindre que la transition démocratique ne recule dans le pays. Un mouvement toujours susceptible de menacer l’ensemble de l’Amérique latine.

Le 22 juin dernier, le président paraguayen Fernando Lugo, l’« évêque des pauvres » qui avait mis fin en 2008 à soixante ans de pouvoir de la droite du parti Colorado, a été destitué lors d’une procédure expéditive au Sénat.
Au Tibet, qu’elle occupe depuis soixante ans, la Chine mise sur le tourisme à la faveur de milliards de yuans mais aux dépens d’une culture ancestrale menacée de disparaître.

La Chine a bien compris que le tourisme peut encore accroître sa prospérité sur un territoire où vivent plus d’un milliard d’hommes qui, peu à peu, s’enrichissent.
Le 22 octobre 1962 s’ouvre à Pretoria le procès de Nelson Mandela. Avocat de profession, il assure lui-même sa défense, transforme le prétoire en tribune. Alors que son instruction a été faite en anglais par des missionnaires blancs qui lui ont inculqué une histoire peuplée de sauvages et d’hommes civilisés, il esquisse les traits d’une « démocratie révolutionnaire » puisant ses valeurs dans la culture tribale.
Entre braconnage, industrie du tourisme et revendications foncières, les autorités sud-africaines sont confrontées au défi de la préservation du patrimoine naturel. Mais comment concilier les intérêts d’une communauté humaine en construction tout en protégeant la biodiversité ?
Dix-huit ans après son arrivée au pouvoir, l’African National Congress (ANC) a réussi le pari de maintenir le pays au premier rang économique du continent africain. Mais les disparités intra et interraciales persistent tandis que les discours unitaires font place à une radicalisation des positions.
L’Afrique du Sud a-t-elle enfin réussi ce qu’aucun pays africain n’avait fait jusque-là : émerger durablement sur la scène internationale ?

L’Afrique du Sud est clairement loin au-dessus de tous les autres pays d’Afrique : son seul potentiel économique représente la moitié de celui de tous les autres pays du continent réunis. J’ajouterais que sur les 500 premières entreprises africaines, deux tiers sont sud-africaines (et même 18 des 20 premières.)

Le pays reste cependant vulnérable : très intégré dans les circuits économiques mondiaux, il a été durement touché par la crise, et a du mal à résoudre les grandes inégalités qui le frappent, et notamment le chômage. En effet, même si les chiffres officiels sont moins alarmistes, on peut considérer que 40 % de la population noire est sans emploi.

Mais la réussite sud-africaine, à mesurer donc, n’est pas qu’économique. Le pays a en effet su gérer la sortie de l’apartheid, et mettre en place une vraie démocratie. Il y a bien sûr quelques problèmes, mais globalement il y a une réelle séparation des pouvoirs, un multipartisme, une presse indépendante et une justice impartiale. Peu de pays d’Afrique peuvent en dire autant.
L’Afrique du Sud repart lentement mais sûrement de l’avant, après le choc de la crise qui n’a pas épargné le seul vrai pays émergent d’Afrique. La baisse de 1,68 % du PIB constatée en 2009 faisait craindre que la décennie exceptionnelle des années 2000 (jusqu’à 5,6 % de croissance) et l’expansion économique ininterrompue du pays ne s’interrompent. Les 3,1 % de croissance enregistrés pour l’année 2011 ont finalement rassuré les investisseurs et les économistes.

Mais paradoxalement, cette alerte est un signe encourageant de développement : les mauvais résultats prouvent que l’Afrique du Sud est bel et bien connectée au reste de la planète, et que son économie est totalement intégrée aux flux mondiaux dont elle subit dorénavant les périodes fastes autant que les soubresauts. Une victoire pour un pays qui a réussi l’exploit de conjuguer développement économique, diversification de ses activités, démocratie et influence grandissante sur la scène internationale. Un cas à part sur le continent, une anomalie presque, mais qui ne doit rien au hasard.
Le drame de Marikana a une nouvelle fois mis au jour les inégalités qui traversent la société sud-africaine, révélant la faiblesse des salaires et l’indigence des conditions de vie des mineurs. Mais si l’héritage du régime d’apartheid est à prendre en compte, il ne suffit pas à comprendre le malaise qui s’est emparé de la société. Explications.
                 TECHNOLOGIES
CAP SUR LES ÉNERGIES RENOUVELABLES
Les changements politiques en cours au Moyen-Orient ont quelque peu occulté, aux yeux des médias occidentaux, le choc ressenti par les populations arabes lors de la catastrophe nucléaire de Fukushima, qui a renforcé la volonté politique d’une mutation progressive des énergies fossiles vers les énergies nouvelles.

Le Moyen-Orient s’affirme comme l’une des régions les plus innovantes et volontaires en la matière, notamment dans le golfe Persique.
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