EDITORIAL
LA MALAISIE FAIT SA PLACE SOUS LE SOLEIL AFRICAIN

Si la Chine reste le partenaire le plus en vue du continent, il n’en demeure pas moins que d’autres pays émergents de l’Asie jouent des coudes pour s’imposer dans un continent qui est considéré comme l’avenir de l’économie mondiale, de par l’importance de ses matières premières, mais aussi de la jeunesse de sa population. Discrète, mais pourtant incontournable, la Malaisie fait partie de ces nouveaux partenaires du continent africain.  

Sans chercher à se positionner en opposition frontale aux anciennes puissances coloniales ou aux États-Unis d’Amérique, comme peut le faire la Chine, sans envoyer des armées de travailleurs manuels au potentiel d’intégration faible, la Malaisie propose une autre forme de partenariat moins intrusif et ne bouleversant pas les équilibres sociaux ou le tissu productif local.

      POLITIQUE
ASHOK VASWANI L’INDO-GUINÉEN
Alors que l’on reproche aisément à la diaspora chinoise en Afrique d’être dans un entre-soi économique sans off rir d’opportunités aux travailleurs locaux, les investisseurs indiens ont toujours eu une approche diff érente. Appréciés par les pays africains pour leur capacité à créer des emplois dans le secteur privé, ils sont les moteurs d’une économie animée par d’autres valeurs, plus entrepreneuriales et plus en phase avec les standards de l’économie de marché.
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    ECONOMIE
Discrète, la Malaisie se hisse au troisième rang mondial des investisseurs sur le continent africain, y devançant les géants chinois et indiens. Les partenariats conclus par le pétrolier Petronas, par les conglomérats agroalimentaires Wah Seong ou Sime Darby, ont permis à Kuala Lumpur de rayonner en Afrique du Sud, au Congo ou encore en Sierra Leone. Toutefois, la multiplication des scandales politiques, sociaux et environnementaux pourrait vite exposer le tigre malais aux mêmes difficultés que celles du dragon chinois.
Par Aurel Barry
Une société libre, mature et juste, doublée d’une économie développée à horizon 2020, c’est l’objectif que s’est fixé la Malaisie en 1991. Un gigantesque plan national de modernisation des infrastructures et des esprits qui porte les espoirs de tout un peuple mais qui ne manque pas d’obstacles à surmonter, à l’intérieur comme à l’extérieur de la fédération. 
Par Jean-Baptiste Bonaventure

La Malaisie avait suscité de grandes espérances comme « Tigre asiatique » dans les années quatre- vingt-dix avant de voir son envol balayé par la crise asiatique. Un mal pour un bien ? Malgré le cataclysme, le pays a réussi à repartir sur des bases certes plus lentes, mais plus saines. Loin du développement de la Chine qui attirait tous les regards des observateurs étrangers, la Malaisie a fait son chemin dans la discrétion. Mais discrétion ne signifie pas absence de résultats !

Alors que les discussions enflammées sur la « Chinafrique » fleurissent de partout, c’est bien la Malaisie aujourd’hui qui réussit le tour de force de devenir, en 2013, le premier investisseur en Afrique, soufflant de peu la place à Pékin. La Malaisie ne deviendra sans doute jamais l’une des cinq principales puissances mondiales, mais elle ne sera pas non plus un « pays

satellite » et s’affirmera comme l’un de ceux avec qui il faudra compter dans le monde de demain. Mais pour que la Malaisie fasse partie des nations incontournables, elle devra également régler ses contradictions internes et les troubles qui l’empêchent de briller pleinement. La difficulté du jeu démocratique qui peine à s’imposer, les clivages ethniques et la tentation de l’obscurantisme restent aujourd’hui les freins qui la détournent de son destin de leader économique d’une Asie du Sud-Est aux gisements de croissance multiples. Si le pays fait taire les forces qui le tirent en arrière, plus rien ne pourra l’arrêter. La balle est dans son camp. ?

Première bourse financière islamique sur les marchés mondiaux, Kuala Lumpur voit toutefois son leadership de plus en plus contesté face à des concurrents sérieux comme Dubaï ou Londres, et s’interroge sur la prochaine étape de son développement.
Par Florent Detroy
                 TECHNOLOGIES
CAP SUR LES ÉNERGIES RENOUVELABLES
Les changements politiques en cours au Moyen-Orient ont quelque peu occulté, aux yeux des médias occidentaux, le choc ressenti par les populations arabes lors de la catastrophe nucléaire de Fukushima, qui a renforcé la volonté politique d’une mutation progressive des énergies fossiles vers les énergies nouvelles.

Le Moyen-Orient s’affirme comme l’une des régions les plus innovantes et volontaires en la matière, notamment dans le golfe Persique.
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