EDITORIAL
LA MALAISIE FAIT SA PLACE SOUS LE SOLEIL AFRICAIN

Si la Chine reste le partenaire le plus en vue du continent, il n’en demeure pas moins que d’autres pays émergents de l’Asie jouent des coudes pour s’imposer dans un continent qui est considéré comme l’avenir de l’économie mondiale, de par l’importance de ses matières premières, mais aussi de la jeunesse de sa population. Discrète, mais pourtant incontournable, la Malaisie fait partie de ces nouveaux partenaires du continent africain.  

Sans chercher à se positionner en opposition frontale aux anciennes puissances coloniales ou aux États-Unis d’Amérique, comme peut le faire la Chine, sans envoyer des armées de travailleurs manuels au potentiel d’intégration faible, la Malaisie propose une autre forme de partenariat moins intrusif et ne bouleversant pas les équilibres sociaux ou le tissu productif local.

      POLITIQUE
ASHOK VASWANI L’INDO-GUINÉEN
Alors que l’on reproche aisément à la diaspora chinoise en Afrique d’être dans un entre-soi économique sans off rir d’opportunités aux travailleurs locaux, les investisseurs indiens ont toujours eu une approche diff érente. Appréciés par les pays africains pour leur capacité à créer des emplois dans le secteur privé, ils sont les moteurs d’une économie animée par d’autres valeurs, plus entrepreneuriales et plus en phase avec les standards de l’économie de marché.
A mon avis
Renaissance du Tchad: Beaucoup de réalisation, mais encore d`immense attente   
Par Soulé Diawara - Directeur de Publication      ©  PAYS-EMERGENTS.COM
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De François Tombalbaye à Idriss Deby Itno, la République du Tchad est passée par diverses fortunes sur le plan politique, mais force est de constater que depuis l’avènement d’Idriss Deby Itno au pouvoir suprême, en dépit de plusieurs attaques rebelles, le pays connaît maintenant une stabilité certaine.

Depuis le 2 février 2008, date à laquelle l’attaque des rebelles venus du Soudan, a dangereusement failli remettre le Tchad et ses institutions en cause, le pays de Toumaï est entré dans une phase de transformation exceptionnelle.

Il suffit de se promener à N’Djamena, la capitale, pour être frappé par les réalisations effectuées grâce aux revenus du pétrole et leur impact sur le quotidien des habitants de la métropole tchadienne. En trois ans, le visage de N’Djamena s’est fondamentalement transformé : hôpitaux, écoles, collèges, lycées et universités, stades, centres culturels, poussent comme des champignons. Mais ces transformations incontestables ne répondent pas encore totalement à l’immense attente des populations, surtout des plus défavorisées.

Le peuple dit : « on ne mange pas les rues goudronnées, on a faim, on veut participer au partage équitable des fruits de la manne pétrolière ».

Ces infrastructures maintenant réalisées, reste aux autorités à porter une attention soutenue au bonheur du plus grand nombre, aux couches les plus vulnérables de la société tchadienne : la jeunesse, les femmes, les ruraux. En effet, on peut constater que les bourgeoisies des administrations militaire, civile, et d’affaires, se sont attribuées une bonne partie des retombées financières du pétrole, ne laissant que la portion congrue à ceux qui constituent la grande majorité des Tchadiens : les ruraux, (les agriculteurs, les éleveurs et les petits artisans), les nombreuses femmes du secteur informel, les jeunes diplômés et tous les jeunes sans formation et sans qualifications qui peuplent les faubourgs de N’Djamena en survivant des petits boulots.

La renaissance pour devenir une réalité nationale, devra également se concrétiser dans le quotidien de ceux-là. Nous sommes fondés à croire que les actions déterminantes menées, personnellement, par le Président Idriss Deby Itno, dans le sens de la lutte contre la cherté de la vie, les opérations coup-de-poing contre la corruption, la suppression des barrières anarchiques (?), le lancement de vastes aménagements hydro-agricoles, les initiatives de microcrédit, sont appelés à se poursuivre à l’avenir avec beaucoup plus d’intensité et d’efficacité que par le passé, afin que cette partie des Tchadiens ne soit pas exclue de la renaissance.

Consoliderlesacquisdel’uniténationale

La question nationale reste fondamentale au Tchad, les oppositions ethniques, religieuses et régionales sont réelles. Contrairement à ses prédécesseurs, le président Idriss Deby Itno est considéré comme un grand rassembleur. Il lui reste à capita- liser ce préjugé favorable pour réaliser la consolidation de la Nation. La question est essentielle. En effet, le Sud-Soudan n’est pas loin et les frustrations d’une partie de la population peuvent rapidement engendrer des velléités de scission. Un Président patriote doit veiller à ce que tous les enfants de la Nation soient traités de la même façon. L’appareil d’État, à travers l’administration et l’armée, devra, pour assumer ses missions dans le cadre du Tchad nouveau, mener à terme les nombreuses réformes déjà engagées, pour reléguer dans le passé toute référence au clanisme, au népotisme, au clientélisme politique. La compétence comme critère, plutôt que la politique ou la communauté d’origine.

Les revenus du pétrole doivent changer le quotidien des populations

Le pays de Toumaï a connu des transformations sans précédent ces dernières années, le Président a considérablement développé les infrastructures. La Place de la Nation à N’Djamena en est l’illus- tration. Les délégations qui ont assisté au défilé du cinquantenaire ont été agréablement surprises des transformations de la capitale. Mais le niveau de vie général des populations reste très faible. Le prochain mandat du président Idriss Deby Itno - s’il est réélu - devra être consacré à améliorer les conditions de vie des Tchadiens. Les revenus du pétrole doivent participer à un changement conséquent, perceptible au quotidien. Les coupures d’électricité à répétition à N’Djamena, la belle capitale, sont une incongruité dans la métropole d’un pays entré de plain-pied dans l’ère pétrolière. Le secteur de l’énergie domestique doit bénéficier d’investissements et d’un management conséquents afin de mettre fin à cet état de choses. Améliorer le quotidien des gens, c’est aussi investir dans les transports en commun, rendre l’eau potable accessible à tous.

L’agro-industrieetlesecteurpastoralseront lesmamellesnourricièresdutchaddedemain

Les potentialités du Tchad dans le domaine agropastoral sont immenses. De l’agriculture à l’élevage, ce secteur de l’économie tchadienne fait vivre une partie importante de la population du pays. Pour augmenter la création de richesses dans le monde rural, des investissements conséquents sont nécessaires. L’autosuffisance et l’indépendance alimentaires sont à ce prix. Au vu des nombreux projets initiés dans ce secteur, la prise de conscience des plus hautes autorités est réelle. L’élevage jouit d’une attention particulière et d’un investissement personnel du président Idriss Deby Itno.

Le tourisme et la culture sont appelés à jouer un rôle moteur dans l’économie moderne d`un ouveau Tchad

Le Tchad est le 5e pays africain en termes de superficie. Cette immensité a pour conséquence une diversité exceptionnelle de cultures, de climats, de faune et de sites touristiques. Le Tchad, c’est toute l’Afrique dans un seul pays : on y trouve la forêt, la savane, et le désert. Cette diversité géographique correspond aussi à une variété culturelle d’une très grande richesse. Pour exploiter ce potentiel fabuleux, il faut développer des infrastructures hôtelières ; aussi est-il impératif que des investissements privés et publics se développent dans ce secteur pour attirer les touristes qui ne cherchent qu’à venir découvrir cette exceptionnelle diversité. Le Tchad de demain se construit maintenant. Ses fondements existent. L’architecte Idriss Deby Itno n’a qu’à utiliser les différents matériaux à sa disposition pour réaliser un nouveau Tchad : démocratique, stabilisé, basé sur le développement durable et l’épanouissement de ses populations.
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                   MONDE
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Grand dossier - Jusqu’où s’arrêtera l’Inde ?
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Renaissance du Tchad: Beaucoup de réalisation, mais encore d`immense attente
A mon avis
                 TECHNOLOGIES
CAP SUR LES ÉNERGIES RENOUVELABLES
Les changements politiques en cours au Moyen-Orient ont quelque peu occulté, aux yeux des médias occidentaux, le choc ressenti par les populations arabes lors de la catastrophe nucléaire de Fukushima, qui a renforcé la volonté politique d’une mutation progressive des énergies fossiles vers les énergies nouvelles.

Le Moyen-Orient s’affirme comme l’une des régions les plus innovantes et volontaires en la matière, notamment dans le golfe Persique.
 
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