EDITORIAL
LA MALAISIE FAIT SA PLACE SOUS LE SOLEIL AFRICAIN

Si la Chine reste le partenaire le plus en vue du continent, il n’en demeure pas moins que d’autres pays émergents de l’Asie jouent des coudes pour s’imposer dans un continent qui est considéré comme l’avenir de l’économie mondiale, de par l’importance de ses matières premières, mais aussi de la jeunesse de sa population. Discrète, mais pourtant incontournable, la Malaisie fait partie de ces nouveaux partenaires du continent africain.  

Sans chercher à se positionner en opposition frontale aux anciennes puissances coloniales ou aux États-Unis d’Amérique, comme peut le faire la Chine, sans envoyer des armées de travailleurs manuels au potentiel d’intégration faible, la Malaisie propose une autre forme de partenariat moins intrusif et ne bouleversant pas les équilibres sociaux ou le tissu productif local.

      POLITIQUE
ASHOK VASWANI L’INDO-GUINÉEN
Alors que l’on reproche aisément à la diaspora chinoise en Afrique d’être dans un entre-soi économique sans off rir d’opportunités aux travailleurs locaux, les investisseurs indiens ont toujours eu une approche diff érente. Appréciés par les pays africains pour leur capacité à créer des emplois dans le secteur privé, ils sont les moteurs d’une économie animée par d’autres valeurs, plus entrepreneuriales et plus en phase avec les standards de l’économie de marché.
Dossier - BTP et grands travaux au Tchad
SNER : Un géant des travaux publics en devenir   
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Dossier BTP et grands travaux au Tchad

Créée suite au désengagement de l’État tchadien de la Société nationale d’entretien routier, société d’économie mixte issue de la privatisation de l’Office national des routes (Ofnar), la Société nouvelle d’études et de réalisations (SNER), a fait jusqu’à récemment, à tort ou à raison, l’objet de nombreuses critiques et réserves. Attendue à l’article des faillites, comme l’ont été la plupart des entreprises d’État privatisées dans les années 1990, suite aux recommandations des institutions de Bretton Woods, la SNER connaît actuellement une véritable restructuration, en même temps qu’elle renforce ses capacités et réalise un plan de développement remarquable.

Révision du système de pilotage et de l’organisation interne de la société, création d’unités spécialisées, mise en œuvre de méthodes de gestion orientées vers la rationalisation et la maîtrise des coûts, formation et développement de ressources humaines techniquement et économiquement compétitives, investissements lourds pour la réa- lisation de chantiers d’envergure, la SNER, après une restructuration en profondeur commencée dès la fin de l’année dernière et le renforcement de ses capacités, s’engage en cette année 2012 dans un plan de développement d’envergure. Ces actions devraient lui ouvrir des ambitions au-delà du marché Tchadien, pourquoi pas une projection sur le marché de la sous-région Afrique centrale ? Pour vous faire découvrir cette entreprise en pleine mutation qui pourrait, à terme, se poser comme un des trains du développement économique national et un des atouts de l’intégration africaine du Tchad, nous nous sommes entretenus avec le président du Conseil d’administration, Monsieur Daoussa Deby et avec le directeur général, Monsieur Jean-Jacques Cournede

P.E. : Monsieur le président du Conseil d’administration, nous connaissons votre nationalisme économique pour l’emploi de la main-d’œuvre nationale et, en particulier, pour ce qui touche à la valorisation de l’expertise tchadienne. De là notre surprise de vous voir recourir à un expert étranger pour pourvoir le poste de directeur général de la SNER. N’y a-t-il pas une contradiction entre cette disposition à la valorisation de l’expertise nationale et la nomination d’un directeur général expatrié ?

Daoussa Deby : Les raisons de ce recours à l’expertise étrangère se trouvent dans le contexte économique dans lequel évolue actuellement la SNER. Ce contexte est marqué, dans notre secteur d’activités, par une concurrence assez agressive, des exigences techniques de plus en pointues. La SNER se devait de prendre la mesure de cette situation et d’y faire face. C’est pourquoi le Conseil d’administration nous a chargés de faire la mise à niveau du bloc management, en pourvoyant les postes qui l’exigent par les compétences requises. Si nous avons été amenés à avoir recours à l’expertise étrangère, c’est que, nous l’avouons, nos recherches des compétences au niveau national ont été infructueuses.

Nous restons toujours très attachés à la promotion de l’expertise nationale. Nous avons, dans un premier temps, expérimenté une direction générale tchadienne. Malheureusement, à l’épreuve des faits, elle a montré ses limites. La cause se trouve être l’inexpérience des cadres nommés à ces postes. En effet, nous devons admettre que l’expertise ne s’acquiert pas automatiquement au sortir d’une école d’ingénieur. C’est la pratique sur la durée, l’expérimentation des méthodes et des techniques sur le terrain, qui la confère. Nous avons de très bons ingénieurs tchadiens, sortis des meilleures écoles, mais nous devions nous rendre à la réalité que cette expertise, pour l’heure, fait défaut.

Par ailleurs, le recours à l’expertise étrangère et la valorisation d’une expertise tchadienne ne sont pas à notre avis, contradictoires. Nous disons même que c’est notre quête de développement de l’expertise nationale qui a beaucoup pesé, dans notre décision de faire recours à un expert expatrié pour tenir, durant une certaine période, le poste de directeur général.

En effet, une des missions de Monsieur Jean-Jacques Cournede est de réaliser un transfert d’expertise vers les ingénieurs tchadiens, de les former pour les rendre aptes à tenir leurs postes, avec comme objectif, à terme, d’en prendre le relais.

P.E. : Monsieur le directeur général, le président du Conseil d’administration vient de nous en faire part, vous avez pour mission d’assurer la restructuration et le renforcement des capacités de la SNER. Quelles sont les grandes lignes de votre programme d’action ?

Jean-Jacques Cournede : Avant de répondre à votre question, je voudrais apporter un aperçu, que j’estime fondamental, sur mon acceptation de ce poste. Cette acceptation procède de deux attachements. Il y a d’abord mon attachement au monde sahélien, né d’une affectation au Niger, en 1970, au cours de laquelle j’ai déjà eu, à former des ingénieurs nigériens. J’ai de l’admiration pour les Sahéliens en général, et les Tchadiens en particulier. Et c’est un réel plaisir pour moi de travailler avec eux, de savoir qu’ils sont prêts à affronter une nature difficile, sinon hostile, déjà sur le plan existentiel : la quête quotidienne de l’eau et de la nourriture relève des exploits de survie qu’il faut quotidiennement réaliser.

Pour en venir à votre question, chaque fois que je viens en Afrique, il y a dans mon programme un important volet de formation. Si nous faisons l’état des lieux : il n’y a rien à redire sur le niveau de formation des ingénieurs tchadiens. Les écoles dont ils sortent assurent des niveaux de qualification comparables à nos grandes écoles en France : Ensea, Génie civil, etc.

L’insuffisance tient à l’absence de projets d’une certaine dimension permettant à ces jeunes ingénieurs de disposer de l’expérience nécessaire de terrain. Les bases de mon expertise aujourd’hui tiennent à ma participation à la réalisation d’un nombre important de grands chantiers aéroportuaires et portuaires.

Le problème des jeunes ingénieurs Tchadiens est qu’ils n’ont pas eu cette opportunité d’acquérir de l’expertise liée à la réalisation des grands projets et cela tout simplement parce qu’il n’y en avait pas.Par le passé, la SNER construisait des pistes et réalisait les réparations de ces pistes, ce qui n’exigeait pas un niveau de technicité élevé. Actuellement, elle réalise des ouvrages dont les niveaux d’exigence technique imposent des savoirs et des savoir-faire certains et l’application des normes internationales, notamment les normes Afnor. Je précise au passage que ces normes, d’origine française, sont actuellement, par rapport aux normes britanniques, en train de s’imposer au niveau européen, donc international.

Les ouvrages qui font maintenant l’objet d’appels d’offres, doivent répondre aux normes de charges des camions de 40 à 60 tonnes. On ne construit pas les routes pour des camions de ce tonnage comme on le ferait pour des vélomoteurs.

Ma mission première à la SNER est d’abord d’établir un bon système de gestion de la société : assurer au mieux la gestion des charges par rapport aux activités à réaliser. À cet effet, au niveau de l’organigramme, un directeur administratif et financier et un contrôleur de gestion ont été installés.C’est ainsi que désormais, tout planning des travaux est obligatoirement couplé à un plan financier pour assurer la maîtrise des coûts et la détermination des marges bénéficiaires. Ce système permet de suivre efficacement, sur une périodicité mensuelle, aussi bien l’exécution des travaux que l’exécution financière. Il permet de connaître les causes des écarts, aussi bien au niveau des travaux que celui de l’exécution financière, de les analyser afin d’en trouver les causes, et de prendre les mesures correctives qui s’imposent.

Au niveau de la gestion des ressources humaines, nous avons mis en place une politique de promotion interne. L’actuel DRH, qui est un ancien collaborateur du directeur administratif et financier, a en charge la bonne gestion des 3 000 employés du groupe SNER, aussi bien en termes de rendement, de gestion des carrières, de formation, de social,que de l’observation de la législation en vigueur.

Le poste de directeur du matériel a été pourvu par une compétence répondant aux besoins. Le titulaire, au-delà de sa mission d’entretien et de réparations, assure la formation et la mise à niveau des mécaniciens en interne directement, et en externe avec l’appui d’un centre de formation spécialisé.

Nous sommes maintenant à l’ère de l’hydraulique et de l’électronique, le temps de la mécanique au marteau et au chalumeau est dépassé, d’où l’exigence de niveaux de formation supérieure. Le niveau minimum requis, pour le poste de mécanicien, est le BTS. Il nous faut des techniciens capables de lire les cartes, les schémas et de les interpréter. Le relèvement du niveau des mécaniciens est un impératif afin d’assurer une utilisation efficiente du matériel. En effet, il faut savoir que la réalisation des travaux et leur livraison dans les délais sont fonction, en grande partie, de l’opérationnalité des engins. Il y a actuellement une forte demande d’hydrauliciens et d’électromécaniciens. Nous y travaillons par la mise à niveau et la formation et nous avons bon espoir qu’à brève échéance, en considérant les actions de formation que nous menons, cette demande soit largement pourvue par des mécaniciens qualifiés et compétents.

Nous sommes en train de développer des compétences en vue de pourvoir les postes de chef de projets. Une précision s’impose sur ce point : plus qu’un ingénieur qui ne s’occupe que de l’exécution des travaux, un chef de projets assure toute la gestion du chantier. Il est gestionnaire des stocks, gestionnaire aussi bien du planning des travaux que du planning financier, en même temps qu’il est l’interlocuteur du contrôleur des travaux.

Avec le lancement, il y a deux mois, d’un laboratoire des TP, le plus important et le plus performant actuellement en Afrique centrale, nous sommes en train de réaliser l’objectif de contrôle de qualité, avec, au passage, un gain de temps considérable. Ce laboratoire est en effet capable de faire tous les essais : granulats, bétons, enrobés, terrassements, etc. À travers ce laboratoire, nous poursuivons, par ailleurs, l’objectif de transparence.

Nos priorités actuelles sont la qualité, la formation professionnelle, le développement des ressources humaines par la promotion interne, la mise en place d’une gestion efficace, notamment la maîtrise des coûts. Sur ce dernier point, notre objectif est d’assurer que très rapidement les ingénieurs soient conscients des coûts des ouvrages. Savoir combien coûte un mètre cube de terre, un mètre cube de caillou, un enrobé, un km de goudron, devrait procéder désormais d’un réflexe naturel de tous nos ingénieurs.

P.E. : Certains estiment que les ouvrages réalisés par la SNER sont de qualité et de durabilité discutables, quelles actions pensez-vous entreprendre pour relever la réputation de la société ?

Jean-Jacques Cournede : Il a été véhiculé dans l’opinion, quelquefois à l’initiative des responsables de haut niveau, et cela à tort, une image négative de la SNER pour ce qui est de la qualité de ses ouvrages, par le passé. Je n’ai pas à revenir sur chaque ouvrage réalisé avant mon arrivée à la tête de la direction générale de la SNER. Je fais cependant observer qu’à partir de maintenant, nous aimerions bien que tous ceux qui critiquent nos ouvrages viennent, sur la base d’analyses concrètes, nous en présenter les défauts. Nous travaillons dans le sens de l’assurance de qualité totale et dans la transparence la plus entière. Nous n’avons rien à cacher et sommes tout à fait disposés à soutenir la contradiction, mais cela uniquement sur les faits et par rapport aux normes établies.

Daoussa Deby : Cette publicité mensongère, dont la SNER a été et est la cible, est mal fondée, sinon sur des pitoyables affabulations. Il y a, en fait, une inversion des réalités. Très souvent, les routes de la SNER, qui sont bien faites, lui sont déniées et présentées comme ayant été réalisées par des sociétés concurrentes. Inversement, celles qui sont mal construites par les autres entreprises sont présentées comme étant celles de la SNER. C’est de bonne guerre, mais nous avons fait le choix de laisser le temps au temps pour rétablir la réalité des faits.

Jean-Jacques Cournede : La compétition entre les entreprises du secteur se place désormais sur l’observation des normes, des cahiers de charges, sur l’observation des délais. Porter des accusations gratuites sur la qualité de tel ou tel ouvrage, sans en établir la mesure par rapport aux standards, ne veut plus rien dire. Je constate malheureusement qu’en l’état actuel, dans l’appréciation de la qualité des ouvrages, il y a deux poids, deux mesures. Il y a bien des choses à dire et redire par rapport à certaines routes, actuellement en construction par d’autres entreprises. Les défauts, les omissions, les insuffisances que j’y ai constatées sont tellement criantes qu’elles sont même attentatoires pour le métier.

P.E. : Parlant de renforcement des capacités de production et de développement de la société, qu’avez-vous réalisé en termes d’investissements ces derniers temps ?

Jean-Jacques Cournede : Des investissements importants ont été réalisés au cours de l’exercice 2011, cela dans un cadre stratégique, pour nous assurer la capacité de réalisation d’un programme d’activités correspondant à un portefeuille annuel de 130 milliards F.CFA. Ces investissements en matériel sont d’un montant de plus de 7 milliards F.CFA. Ils ont été financés sur crédits à moyen terme contracté auprès d’Ecobank, de la BCC, d’Afriland First Bank au Cameroun, et sur fonds propres. Avec un taux d’intérêt moyen de 10 %, on peut imaginer le poids que cela représente pour la société si ces investissements ne sont pas rentabilisés en termes de volume de travaux, donc de chiffre d’affaires, par rapport aux hypothèses de départ.

Plus globalement, en considération de ces efforts d’investissements en équipements, en formation et structuration du personnel, capacités de gestion, création des unités spécialisées dont le laboratoire d’analyse est un exemple, la SNER est maintenant une société qui dispose des capacités lui permettant d’exécuter un chiffre d’affaires annuel de plus de 200 milliards de F.CFA : travaux routiers, bâtiments, ponts, aéroports.

La SNER dispose maintenant d’un personnel expérimenté, de chefs de projets capables de concevoir des projets et de les mener efficacement à leur terme. Malgré tous ces efforts, nous regrettons actuellement une baisse grave de nos activités par manque de commandes.

Daoussa Deby : La décision de la réalisation d’investissements d’un montant de plus de 7 milliards de F.CFA procède d’un choix stratégique qui vise à placer la SNER à l’avant-garde du secteur du BTP, par rapport à la politique de développement des infrastructures du gouvernement. La plupart des équipements prévus dans le cadre de ces investissements sont soit déjà livrés, soit en cours de livraison. La SNER devrait se préparer à se positionner, en perspective de marchés d’infrastructures substantiels à venir au Tchad.

Malheureusement, nous sommes, par rapport à cet exercice, en situation de très basse activité. Cela signifiera que nous allons mettre la plupart de notre matériel en stand-by en même temps qu’une bonne partie de notre personnel en chômage technique.

P.E. : Que pensez-vous, dans le cas de la SNER, de l’application du Code des marchés publics, notamment par rapport à la disposition qui prévoit d’accorder des préférences à des entreprises nationales ?

Daoussa Deby : Par rapport aux procès d’intention qui nous sont habituellement faits parce que nous portons le nom de Deby, peut-être que nous ne sommes pas très bien placés pour en parler. Cela dit, considérons les choses d’un point de vue objectif. De façon générale, dans les autres pays, même dans la sous-région, lorsqu’une entreprise étrangère vient soumissionner pour un appel d’offres sur un marché national, elle a l’obligation de s’associer ou de passer par une entreprise locale. Cela va de soi. Nous voyons mal, par exemple, la SNER aller se mettre en concurrence avec Bouygues en France, ou avec la CNPC en Chine, ou encore avec Arab Contractors en Égypte. Le principe est que, dans tous les pays du monde, le financement national va prioritairement aux entreprises nationales.

Pour en revenir à votre question, il faut préciser que les appels d’offres lancés par le gouvernement tchadien sont ouverts à tout le monde, tandis que ceux lancés par les marchés financés par les fonds européens vont naturellement en priorité aux entreprises européennes ; sur les fonds Arabes vont en priorité aux entreprises des pays arabes installées ici, dans notre pays, et il en va de même pour les offres faites sur les financements chinois.

Par déduction de ce que nous venons de dire et en application du principe de la préférence nationale contenu dans notre Code des marchés publics, les marchés financés sur des fonds 100 % tchadiens devraient aller prioritairement aux entreprises tchadiennes.

Constatons tout simplement, en la matière, qu’il y a un excès d’ouverture du marché dû à une mauvaise application du principe de mise à concurrence. Cet état de fait ne participe pas à la prospérité des entreprises tchadiennes, sinon elle les pénalise durement. Nous nous retrouvons dans la situation paradoxale où des entreprises étrangères arrivent à tirer leur épingle du jeu en s’accaparant des projets les plus intéressants pendant que la SNER, qui est la première entreprise du secteur, est pratiquement réduite au chômage technique. La SNER emploie, en période de pic, plus 3 000 Tchadiens. Chaque employé fait vivre au moins 10 personnes. Ce sont donc plus de 30 000 Tchadiens qui seront touchés par la mise en chômage technique de son personnel par suite de manque d’activité.

P.E. : Le gouvernement vient de prendre un train de mesures sur le plan social, au nombre desquelles le relèvement du SMIG de 25 480 F.CFA à 60 000 F.CFA. Comment la SNER a-t-elle perçu cette mesure et comment a-t-elle affecté l’équilibre de son exploitation ?

Daoussa Deby : Précisons d’abord qu’en matière salariale, les employés de la SNER sont bien traités au niveau national. La SNER paie ses employés mieux que plusieurs sociétés de la place. Mieux, nous dirons que, par tradition, nous privilégions financièrement le personnel, pour ce qui est de sa rétribution, au détriment des actionnaires qui n’ont pas touché un rond à titre de dividendes depuis 1997.

Pour en revenir à l’appréciation de la décision du président de la République de relever le SMIG, il faut noter que cette décision a eu un important impact sur la masse salariale de l’entreprise et, partant, sur les autres ratios. Mais nous sommes une entreprise respectueuse des lois, par conséquent la SNER s’y est pliée et a appliqué la loi depuis le 1er janvier 2011.

P.E. : On relève, ces dernières années, une montée remarquable de l’action syndicale et, par conséquent, des mouvements qui ont affecté un grand nombre de sociétés, au nombre desquelles des grandes entreprises de la place. Qu’en est-il de la SNER ?

Daoussa Deby : Comme nous l’avons dit plus haut, nous réservons une place de choix au traitement de notre personnel. Nous maintenons un dialogue permanent avec les délégués du personnel et nous les associons à toutes les décisions qui touchent ce domaine. Cette gestion du personnel en bon père de famille nous a permis, dieu merci, jusqu’ici, à nous mettre à l’abri des mouvements sociaux en cours çà et là.

P.E. : Quelles sont vos stratégies et vos actions dans le domaine de la formation et du développement des ressources humaines ?

Daoussa Deby : En matière de formation et de développement des ressources humaines, nous avons d’abord, au niveau institutionnel, nos contributions à la taxe d’apprentissage et les formations qui y sont attachées. En plus de cela, nous avons en interne, et cela grâce à l’appui technique de notre personnel expatrié, un programme permanent de formation continue dans tous les domaines, qu’il s’agisse de l’entretien, de la réparation du matériel ou de la gestion, etc.

De façon systématique, à l’occasion d’acquisition de matériel nouveau et dans le cadre du recyclage, nous faisons venir sur place les spécialistes représentant les différentes marques pour assurer la formation du personnel en charge de la mise en œuvre du matériel, d’abord parce qu’il représente un investissement coûteux et représente un actif très important pour la société, et ensuite parce que son utilisation, sa maintenance et sa réparation, est d’une complexité toujours plus grande.

Mieux, nous venons d’achever la construction et l’équipement d’un centre de formation propre à la SNER, qui sera pleinement opérationnel très bientôt.

P.E. : Peut-on connaître vos partenaires techniques à l’étranger, notamment dans le domaine de l’équipement ?

Daoussa Deby : Par ordre d’importance, nous utilisons du matériel des marques Caterpillar, RVI, Mercedes, Iveco, et enfin du matériel chinois.
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CAP SUR LES ÉNERGIES RENOUVELABLES
Les changements politiques en cours au Moyen-Orient ont quelque peu occulté, aux yeux des médias occidentaux, le choc ressenti par les populations arabes lors de la catastrophe nucléaire de Fukushima, qui a renforcé la volonté politique d’une mutation progressive des énergies fossiles vers les énergies nouvelles.

Le Moyen-Orient s’affirme comme l’une des régions les plus innovantes et volontaires en la matière, notamment dans le golfe Persique.
 
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