EDITORIAL
LA MALAISIE FAIT SA PLACE SOUS LE SOLEIL AFRICAIN

Si la Chine reste le partenaire le plus en vue du continent, il n’en demeure pas moins que d’autres pays émergents de l’Asie jouent des coudes pour s’imposer dans un continent qui est considéré comme l’avenir de l’économie mondiale, de par l’importance de ses matières premières, mais aussi de la jeunesse de sa population. Discrète, mais pourtant incontournable, la Malaisie fait partie de ces nouveaux partenaires du continent africain.  

Sans chercher à se positionner en opposition frontale aux anciennes puissances coloniales ou aux États-Unis d’Amérique, comme peut le faire la Chine, sans envoyer des armées de travailleurs manuels au potentiel d’intégration faible, la Malaisie propose une autre forme de partenariat moins intrusif et ne bouleversant pas les équilibres sociaux ou le tissu productif local.

      POLITIQUE
ASHOK VASWANI L’INDO-GUINÉEN
Alors que l’on reproche aisément à la diaspora chinoise en Afrique d’être dans un entre-soi économique sans off rir d’opportunités aux travailleurs locaux, les investisseurs indiens ont toujours eu une approche diff érente. Appréciés par les pays africains pour leur capacité à créer des emplois dans le secteur privé, ils sont les moteurs d’une économie animée par d’autres valeurs, plus entrepreneuriales et plus en phase avec les standards de l’économie de marché.
Entretien ABDALLAH NASSOUR - Président du Conseil Économique et social
On a réduit le déficit de huit points, cela ne s`était jamais fait   
Propos recueillis par Ahmed Tidiane Sylla      ©  PAYS-EMERGENTS.COM
Partager

Propos recueillis par Ahmed Tidiane Sylla

Pays Émergents Monsieur le président vous venez d’accéder  à la tête d’une grande institution où trois personnes vous ont  précédé à ce poste. Quel est votre cahier des charges ?



Abdallah Nassour Je ne saurais de façon précise vous dire le cahier des charges en raison du contexte actuel, cette mission est évolutive. D’ores et déjà, je vous apprends que le Conseil économique social et culturel est une institution pensée par les plus hautes autorités en l’occurrence par le chef de

L’État, le président Idriss Deby Itno, en lieu et place du SÉNAT comme l’indique la constitution tchadienne de 1996. La situation de notre pays et certaines contingences ont freiné son bon fonctionnement aujourd’hui, nous aimerions bien lui donner un coup d’accélérateur en ambitionnant une reforme nécessaire à son rayonnement conformément aux ambitions du chef de l’État. Il faut que le CESC joue pleinement son rôle afin de booster notre économie et résoudre les problèmes sociaux qui sont récurrents sans oublier la culture qui constitue le socle de notre identité tchadienne. Nous nous sommes tracé une feuille de route qui inclut clarté et transparence dans une seule optique qui est le rayonnement de cette institution. Récemment, nous nous préoccupons beaucoup du phénomène de l’exode rural qui gangrène notre société avec des conséquences incalculables.

Nous avons aussi participé il y a trois mois à l’atelier gouvernemental consacré au système éducatif tchadien. Nous allons à nouveau ouvrir une session sur la question en septembre prochain afin de fournir une documentation nécessaire au gouvernement et tous les acteurs impliqués dans l’éducation de nos enfants. En effet, au conseil, nous faisons des réflexions assez approfondies rassemblant des questions venant du terrain sans demi-mesure et sans occulter un seul aspect du problème.

Vous n’êtes pas sans savoir que les mauvais résultats du bac ces deux dernières années nous interpellent à plus d’un titre. Tout pays est censé compter sur la qualité de son éducation. Pour le cas du Tchad, le gouvernement s’y est investi avec des gros moyens financiers. Hélas, les résultats des élèves ne sont à la haute des attentes eu égard aux moyens financiers débloqués l’État. Le président de la République pense, et à juste titre, que l’éducation est la clé de voûte pour notre décollage économique et notre rayonnement dans le monde. Les élèves ne semblent pas encore intégrer dans leur quotidien cet objectif, il est donc de notre devoir en tant qu’institution de mener des réflexions capables de créer une véritable dynamique de formation des cadres dans ce pays. Aussi, faut-il le rappeler compte tenu des réformes que nous allons entreprendre au sein du CESC, nous osons croire que les moyens financiers suffisants accompagneront cette démarche.

 

Le Tchad reçoit depuis dix ans des recettes supplémentaires  grâce à l’exploitation du pétrole. Depuis la vie est devenue  très chère pour le Tchadien moyen. Quelles propositions sont  faites au sein du CESC pour réduire la vie chère ?

La hausse du coût de la vie est un phénomène mondial et aucune économie n’est épargnée aujourd’hui puisque le Tchad ne vit pas en autarcie, il subit cette difficulté consécutive à la mondialisation. Mais toujours est-il qu’il y a une volonté politique dans ce pays, exprimée par le chef de l’État lui-même qui, à plusieurs reprises pousse le gouvernement à prendre les mesures nécessaires pour endiguer cette inflation difficile à maîtriser. Aujourd’hui nous assistons à une flambée des prix des produits alimentaires de première nécessité, comme le mouton par exemple qui n’est pas accessible à la bourse du citoyen moyen malgré les recettes additives dues à l’exploitation du pétrole comme vous l’évoquez. Il faut vous dire tout de suite que ces recettes sont beaucoup plus utilisées dans les infrastructures, la construction des écoles, des hôpitaux, l’eau potable et bien d’autres projets de première importance. Ce sont aussi des choses qui concourent à l’émergence du pays comme l’appelle de tous ses vœux le président de la République, pour le bénéfice des populations. Maintenant il faut se poser la question de savoir si tout ceci est suffisant pour résoudre tous les problèmes sociaux à travers des subventions, chose qui matériellement ne peut être possible.

Le gouvernement, sous l’impulsion du chef de l’État, fait des efforts allant dans le sens de la résolution du problème. Les Tchadiens aussi doivent savoir faire la politique de leurs moyens. On constate de nos jours que bon nombre de nos compatriotes vivent au-delà de leurs moyens et on dépense beaucoup plus par imitation pour nous comparer aux autres plus nantis que nous ! Il faut rationaliser la gestion de nos maigres ressources, cela pourrait réduire un petit peu l’inflation puisque le marché n’est pas tout à fait contrôlable.


Quelle stratégie mettrez-vous en place   pour que le Conseil économique social et culturel   soit connu dans le Tchad profond ?

Faire connaître cette institution est fondamental pour nous, l’idée de sa création comporte en elle-même une noblesse et il doit jouer un rôle de premier plan conformément à ses attributions. Mais le handicap jusque-là est que ceux qui ont dirigé le conseil ne se sont pas donné les moyens nécessaires pour se faire connaître de tout le monde. Il revient à notre équipe de relever ce défi jour et nuit à travers les réformes qui sont engagées. Nous allons faire de sorte que les résolutions du conseil ne se limitent pas au niveau des avis, il nous faudra arriver à émettre des clauses réellement contraignantes.


Pour le moment vous m’émettez que des avis,   mais le gouvernement en tient-il au moins compte ?

Le gouvernement, au quotidien, s’emploie à consulter tous les avis y compris ceux émanant de notre institution et il va sans dire que les réalisations que vous observez sont le fruit de la mise en œuvre des propositions faites par le CESC. Maintenant, pour avoir plus de poids, nous proposons dans les réformes des clauses plus contraignantes. C’est notre ambition et je crois qu’elle est conforme à l’esprit de la création du conseil qui, je le répète, doit remplacer le SÉNAT. Ce n’est pas toujours évident que le gouvernement prenne en compte tous les avis que nous lui donnons. Il y a des cas où le conseil a mené des réflexions qui n’ont pas été prises en compte par le gouvernement, comme la réflexion sur la violence en milieu scolaire qui est restée lettre morte en ce sens que le gouvernement n’a pas appliqué sur le terrain les pistes de solutions proposées par le conseil. Résultat : la violence continue de battre son plein dans nos temples du savoir. Voilà pourquoi reformer les textes donnerait du poids à l’institution.


Le pays reprend peu à peu son essor économique grâce à  cette stabilité politique qui s’observe   ces dernières années. Que faut-il faire pour attirer  d’avantage les investisseurs étrangers ?

Comme vous le dites naturellement la situation actuelle est le fruit d’une vision, le fruit d’une réflexion des plus hautes autorités, et bien entendu du chef de l’État Idriss Deby Itno qui a fait du Tchad son souci principal, tant pour sa stabilité politique et sa sécurité ainsi que de son développement économique. Le chef de l’État inspire tous les secteurs de développement, alors vous conviendrez avec moi que ce n’est pas le fruit du hasard cette stabilité. À une époque où les pays voisins sont dans de grosses difficultés, le Tchad tire les leçons du passé et ne veut plus aller à l’aventure. Il faut dire que les conditions minimales ont été apprêtées par le système MPS et le chef de l’État pour permettre à la population de vaquer à ses occupations quotidiennes sans aucun risque. Le gouvernement est neutre vis-à-vis de la religion, assurant une parfaite laïcité de l’État, et contribuant à maintenir une paix sociale dans notre pays. Il nous faut redoubler de vigilance pour éviter la contagion de l’intégrisme religieux qui nous replongera dans le chaos. Le Tchad doit changer de configuration, de situation, et avancer vers le développement pour devenir un grand pays comme la superficie l’autorise, comme ses immenses richesses souterraines l’autorisent, comme sa géographie l’autorise. Il est important de continuer dans cette voie tracée par le président de la République.


Quelles sont les opportunités d’affaires au Tchad ?

Elles sont multiples, le Tchad dispose d’immenses ressources naturelles, des domaines agraires importants sans toutefois oublier l’élevage. Grâce à sa position géographique, il est à la charnière entre l’Afrique du nord, entre l’Est et l’Ouest, à proximité de la CEDAO et de la CEMAC. C’est un pays qui a la chance d’occuper cette place. Il y a aujourd’hui au Tchad une bonne conduite politique dans tous les domaines et plus précisément dans les domaines économiques. Le Tchad a été noté deuxième du continent par la Banque africaine de développement tout récemment en termes de performance économique. Bien que les oiseaux de mauvais augure nous critiquent, la croissance du PIB atteint les deux chiffres et c’est extrêmement important. Non seulement nous sommes un pays pétrolier, mais nous avons aussi d’énormes potentialités minières, il suffit d’un peu d’effort pour que le Tchad devienne très riche. J’ai été ministre des mines et de l’énergie, et à ce titre j’ai su la richesse de ce secteur. Il nous faut des recherches pour que le Tchad devienne riche comme l’Afrique du Sud ou bien d’autres qui sont devenus dominants sans avoir de pétrole. L’élevage tchadien est jeune et dynamique, ce qui permet de créer de structures de développement de filière tel que le lait, la viande ou les peaux, qui jusqu’à présent manquent aux Tchadiens. Vous comprendrez aisément que nous sommes dans un pays vierge qu’il faut très rapidement développer.


Justement le pays est vaste il regorge de richesses, il y a une  volonté politique mais il reste tout de même enclavé, non ?

Il y a plusieurs projets qui sont en cours pour désenclaver le pays. Nous venons de lancer le projet de la fibre optique qui va nous relier à l’Est avec le Soudan, ensuite vous allez voir la route à l’Est qui est déjà entre Adré et DJinéné. Du côté soudanais nous sommes entre Abéché et Adré donc d’ici peu nous pourrons être désenclavés à l’Est. Un marché a été engagé pour le chemin de fer qui nous permettra de couler nos marchandises à partir de Port-Soudan, le même chemin de fer reliera N’Djamena à Ngaoundéré. Coté ouest nous atteindrons par la route le Niger. L’Union européenne nous viendra aussi en aide avec le projet de route transsaharienne qui va d’Algérie en Libye jusqu’au Tchad. Je suis optimiste pour l’avenir de notre pays. Il faut une cohésion au sein de la classe politique, une paix sociale, une stabilité d’accès sur le développement comme disait le candidat démocrate en son temps l’actuel président des États-Unis Barack Obama avec son « Yes we can », je pense que nous sommes capables de développer notre pays. C’est vrai, être loin des côtes maritimes est un handicap mais aujourd’hui avec la technologie il est permis de contourner cette difficulté. Plus de six mille kilomètres de route seront bitumés à l’intérieur du pays pour permettre de faire circuler les marchandises.


Vous venez d’appeler à une cohésion politique, vous êtes  le numéro deux au sein de votre formation politique c’est- à-dire le Mouvement Patriotique du Salut et à ce titre vous  semblez avoir une forte influence au sein de votre formation.  Mettrez-vous à profit cet atout au bénéfice de l’institution  que vous dirigez ?

Je ne sais pas ce que vous appelez forte influence, mais je suis simplement le numéro deux du parti comme vous le dites. On ne se plaît pas à ses propres yeux, il est important que je donne toute mon énergie à la réussite de ma mission au sein du conseil et je suis persuadé que nous y parviendrons avec l’effort de tout le monde. La logique voudrait que l’on trace un chemin qui permettrait de réaliser des projets à cour, moyen et long termes et je ne suis pas éternel, les autres viendront me compléter. Pour ce qui est de ma formation politique je joue ma partition sous la clairvoyance du chef de l’État pour faire avancer les idéaux du parti qui, je crois, a de l’avenir et travaille sans relâche au devenir de notre nation. Nous ne nous comparons pas aux petits partis qui ont des ambitions très limitées, nous avons la responsabilité de voir les choses en grand. Nous avons les moyens et ceux-ci nous permettent d’aller encore beaucoup plus loin s’il plaît à Dieu.


Quel rapport entretenez-vous avec la  société civile ?

Nous avons des rapports au beau fixe avec la société civile car elle est de nos jours présente dans le cadre national du dialogue politique. De ce fait, elle prend part dans les décisions au niveau du conseil, elle a ses représentants et nous travaillons en parfaite harmonie.


Vous n’avez pas jusqu’à présent un local qui est propre à  votre institution. À quand la construction d’un bâtiment  entièrement dédié ?

L’appel d’offres a été lancé et le marché a même été attribué malheureusement cela n’a pas été fait en même temps avec le budget donc il y a un retard technique dans l’exercice 2014. Mais dès 2015 nous commencerons les travaux. Nous avons le terrain dans le quartier Gassi à côté du Palais de la démocratie. Bientôt le conseil sera logé dans un bâtiment digne de ce nom.


Entretenez-vous des relations à l’international   avec des institutions sœurs ?

Tout récemment j’ai effectué une mission au Soudan, d’abord dans le cadre du rapprochement entre le Congrès national, le parti au pouvoir au Soudan et le Mouvement Patriotique du Salut du Tchad, mais j’ai profité de mon séjour pour rencontrer plusieurs structures qui concernent l’économie, le social et le culturel. Nous attendons dans quelques jours aux Tchad l’arrivée des opérateurs économiques et autres que nous mettrons en contact avec ceux de notre pays pour réfléchir ensemble et créer les conditions favorables au développement. Nous allons étendre cette démarche à d’autres pays, tel que la Chine, l’Algérie, l’Afrique du Sud et la Guinée équatoriale. Il nous faut développer des accords tous azimuts avec les pays du continent et même en dehors du continent et cela accompagnera les efforts de la diplomatie et partant ceux du chef de l’État.


Un autre message pour nos lecteurs ?

Je veux remercier chaleureusement le magazine « Pays émergents » qui est un média très dynamique, lu un peu partout au Tchad. Nous pensons qu’en accordant une interview dans ce journal nous serons mieux écoutés par le monde. Cela permettra à beaucoup de pays de mieux connaître le Tchad de mieux connaître le rôle du Conseil économique social et culturel. Nous ne pensons pas que ce sera la dernière interview, c’est le début d’une collaboration active afin de rendre plus visible le Conseil qui doit accompagner le gouvernement et le chef de L’État Idriss Deby Itno dans sa politique. & 9679;

   ©   PAYS-EMERGENTS.COM  -  Pays émergents
                   AFRIQUE
RISQUE DE REVERS POUR LE PAYS
ANTITERRORISME
LA NÉCESSAIRE PRISE EN CHARGE DES RAPATRIÉS DE BANGUI
POLITIQUE
LA DIFFICILE RÉSOLUTION DE LA CRISE CENTRAFRICAINE
DIPLOMATIE
CINQ ANNÉES EN DENTS DE SCIE
DIPLOMATIE
On a réduit le déficit de huit points, cela ne s`était jamais fait
Entretien ABDALLAH NASSOUR - Président du Conseil Économique et social
                 TECHNOLOGIES
CAP SUR LES ÉNERGIES RENOUVELABLES
Les changements politiques en cours au Moyen-Orient ont quelque peu occulté, aux yeux des médias occidentaux, le choc ressenti par les populations arabes lors de la catastrophe nucléaire de Fukushima, qui a renforcé la volonté politique d’une mutation progressive des énergies fossiles vers les énergies nouvelles.

Le Moyen-Orient s’affirme comme l’une des régions les plus innovantes et volontaires en la matière, notamment dans le golfe Persique.
 
  © Copyright Pays-Emergents.com, Aout 2011 - Tous droits réservés REFLEXION-CONNEXION  
  Pays Emergents - DWD Publications 233 rue St. Honoré 75001 Paris - France
  Tél : +33(6)06520800 E-mail: s.diawara@pays-emergents.com
  REGIE PUBLICITAIRE - Tarifs Régie Publicitaire
.
Chine, comité central, ,Tchad, , pays émergents, , , code forestier, Brésil, , modèle, , coup d`Etat, , détermination, corruption, , émergence, , marché, , décolonisation indépendance, ,dynamisme, , croissance, industrie, cuir, , , coupe du monde, , marché national, coopération, coopérative, , , main d\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\, , culture, festival, , molybdène, , ethnies, , , développement, , dette, , famine, , Chine, ,, ,Mittal, groupe industriel, stratégie, ,, , industrielle, , Bollywood, , exportation, , solaire, sources, , autodidacte, , junte, assainissement, réformes, , potentiel économique, , communication, , inégalités, , violence, répartition des richesses, , avocat, réquisitoire, domination blanche, ,patrimoine, , transition, défis, , coup d\\\\\\\\\\\\\\\\`état, ,Uruguay, plan d\\\\`urgence social, , , débouchés, ,, ,coalitions de partis, , production, , parlement, zone Cemac, ,Gabon, attractivité, ,transferts de technologie, industrielles, process, ,malaisie, ,EUFOR, CEEAC, ,AQMI, Mouammar Kadhafi, ,