EDITORIAL
LA MALAISIE FAIT SA PLACE SOUS LE SOLEIL AFRICAIN

Si la Chine reste le partenaire le plus en vue du continent, il n’en demeure pas moins que d’autres pays émergents de l’Asie jouent des coudes pour s’imposer dans un continent qui est considéré comme l’avenir de l’économie mondiale, de par l’importance de ses matières premières, mais aussi de la jeunesse de sa population. Discrète, mais pourtant incontournable, la Malaisie fait partie de ces nouveaux partenaires du continent africain.  

Sans chercher à se positionner en opposition frontale aux anciennes puissances coloniales ou aux États-Unis d’Amérique, comme peut le faire la Chine, sans envoyer des armées de travailleurs manuels au potentiel d’intégration faible, la Malaisie propose une autre forme de partenariat moins intrusif et ne bouleversant pas les équilibres sociaux ou le tissu productif local.

      POLITIQUE
ASHOK VASWANI L’INDO-GUINÉEN
Alors que l’on reproche aisément à la diaspora chinoise en Afrique d’être dans un entre-soi économique sans off rir d’opportunités aux travailleurs locaux, les investisseurs indiens ont toujours eu une approche diff érente. Appréciés par les pays africains pour leur capacité à créer des emplois dans le secteur privé, ils sont les moteurs d’une économie animée par d’autres valeurs, plus entrepreneuriales et plus en phase avec les standards de l’économie de marché.
Seul un pouvoir élu, donc légitime, peut sortir le pays de la crise actuelle   
Mame Diarra Diop      ©  PAYS-EMERGENTS.COM
Partager

Entretien avec IBRAHIM BOUBACAR KEÏTA Ancien Premier ministre, ancien président de l’Assemblée nationale, président du Rassemblement pour le Mali (RPM), candidat à la présidentielle.

Le Mali traverse une crise politico-militaire depuis le putsch du 22 mars, comment en est-on arrivé là ?

Ce putsch est un coup d’arrêt à la démocratie, il fait revenir le Mali en arrière. Il est vrai que les problèmes étaient nombreux et que la gestion de la crise dans le Nord a été calamiteuse, mais d’autres solutions existaient pour y remédier. L’élection présidentielle programmée le 29 avril aurait dû être l’occasion de voter pour le changement.

Les militaires justifi ent leur coup d’État par ce qu’ils estiment être une gestion laxiste du pouvoir par ATT, partagez-vous ce sentiment ?

Ce constat de laxisme est partagé par l’écrasante majorité des Maliens. Mais ce n’est pas une raison pour faire un coup d’État.

Cette prise de pouvoir a-t-elle précipité l’avancée des rebelles qui viennent de proclamer l’indépendance du Nord ?

L’avancée des rebelles avait débuté avant le coup d’État, du fait d’une armée malienne démoralisée, manquant d’équipements et de renforts à des moments cruciaux. Mais il est sans doute vrai que ladésorganisation consécutive au coup d’État leur a facilité les choses.

Les partis politiques ont obtenu le retour à l’ordre constitutionnel, la transition est-elle possible sans les militaires ?

Ce retour à l’ordre constitutionnel a été obtenu sous l’égide du médiateur de la Cedeao, en la personne du ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, Djibrill Bassolé. Il faut saluer les efforts du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire, qui exerce la présidence de la Cedeao. Cela dit, il appartient maintenant aux Maliens, en lien avec le médiateur, de définir les contours de la transition : Qui ? Combien de temps ? Avec quelle feuille de route ?

Le comité national de redressement de la démocratie et de la restauration de l’État (CNRDRE), en appelle à l’aide extérieure pour intervenir au Nord ? Est-ce possible compte tenu de la sécession proclamée par le MNLA ?

Cette proclamation d’indépendance est inacceptable et intolérable. Elle ne repose sur aucune réalité historique ou juridique, comme le prouve la condamnation unanime de la communauté internationale. Je l’ai dit plus haut, le recul de l’armée malienne est avant tout dû à un problème d’équipement. Je suis convaincu que notre armée est capable de reconquérir le terrain perdu pour réunifier le Mali. Mais elle a besoin d’un appui en matériel, équipement, logistique et renseignement, qui peut être apporté par les pays frères de la Cedeao, par des amis ou des alliés.
Je me félicite d’ailleurs que l’une de mes propositions, le vote d’une nouvelle loi de programmation et d’orientation militaire, ait été retenue dans l’accord-cadre.

Comment envisagez-vous la sortie de crise ? Certains partis politiques sont unis, comme ceux qui composent le FDR, alors que d’autres soutiennent la junte, comme le MP 22 ?

Oui, la grande majorité des partis était unie pour rétablir l’ordre constitutionnel au sein du Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et la République. L’objectif étant atteint, il devrait donc logiquement se dissoudre. Cela dit, j’ai moi-même appelé tous les patriotes de ce pays, tous bords politiques confondus, à s’unir pour sauver la nation.

La démocratie chèrement acquise en vingt ans au Mali a été bafouée, comment redevenir un exemple de stabilité dans la sous-région ?

L’une des missions prioritaires du futur gouvernement sera d’organiser des élections présidentielle et législatives dans les meilleurs délais. Cette transition nous donne d’ailleurs l’opportunité de bâtir un fichier fiable et infalsifiable pour des élections incontestables. Je suis convaincu que seul un pouvoir bien élu, donc légitime, peut sortir durablement le Mali de la menace sécuritaire et lui ouvrir la voie du développement économique. C’est à partir de là que le pays reprendra sa marche vers une vie démocratique moderne et apaisée.

Ibrahim Boubacar Keïta, envisagez-vous toujours de diriger le Mali ?

Je pense qu’aujourd’hui, plus que jamais, le Mali a besoin d’hommes d’État intègres, rigoureux, et ayant de l’expérience. Les défis sont nombreux, nous ne pouvons pas nous tromper. C’est la raison pour laquelle, en janvier 2012, j’ai répondu à l’appel de nombreux Maliens de toutes les couches de la population, de toutes les régions et aussi de la diaspora, en me portant candidat à la présidence de la République. J’ai l’intime conviction que ma vision et mon projet sont en phase avec les aspirations du peuple malien pour un État fort, pour plus de justice, pour une école rénovée et un pays en paix. Dans ce cadre, l’une de mes premières priorités ira vers la résolution définitive de la crise actuelle, à travers l’organisation des Assises nationales du Nord.
   ©   PAYS-EMERGENTS.COM  -  Pays émergents
                   AFRIQUE
RISQUE DE REVERS POUR LE PAYS
ANTITERRORISME
LA NÉCESSAIRE PRISE EN CHARGE DES RAPATRIÉS DE BANGUI
POLITIQUE
LA DIFFICILE RÉSOLUTION DE LA CRISE CENTRAFRICAINE
DIPLOMATIE
CINQ ANNÉES EN DENTS DE SCIE
DIPLOMATIE
On a réduit le déficit de huit points, cela ne s`était jamais fait
Entretien ABDALLAH NASSOUR - Président du Conseil Économique et social
                 TECHNOLOGIES
CAP SUR LES ÉNERGIES RENOUVELABLES
Les changements politiques en cours au Moyen-Orient ont quelque peu occulté, aux yeux des médias occidentaux, le choc ressenti par les populations arabes lors de la catastrophe nucléaire de Fukushima, qui a renforcé la volonté politique d’une mutation progressive des énergies fossiles vers les énergies nouvelles.

Le Moyen-Orient s’affirme comme l’une des régions les plus innovantes et volontaires en la matière, notamment dans le golfe Persique.
 
  © Copyright Pays-Emergents.com, Aout 2011 - Tous droits réservés REFLEXION-CONNEXION  
  Pays Emergents - DWD Publications 233 rue St. Honoré 75001 Paris - France
  Tél : +33(6)06520800 E-mail: s.diawara@pays-emergents.com
  REGIE PUBLICITAIRE - Tarifs Régie Publicitaire
.
Chine, ,, , investissements, , mondialisation, , Walmart, , misère, modèle, ,Mali, coup d`Etat, putsch, ,Dilma Rousseff, réformes, ,, , agro-business, , industrie, biotechnologie, , sportifs, , , Thierry Meyssan, , festival, musique, , or, , tourisme, , économique, , Chine, , groupe industriel, , catastrophe industrielle, , Pakistan, armée, ,Tata, , production, solaire, hydrocarbures, ,investisseur, autodidacte, activités, , junte, opposition, , BRIC, , agriculture, , potentiel économique, pays émergents, , Lonmin, corruption, , discrimination, égalité des chances, immigration, ,femmes, témoignages, , domination blanche, ,, , démocratie, ouvertures, généraux, , migrants illégaux, ,Inde, ,Gabon, , alternance, initiative, détermination, , projets, infrastructures, partenaires, , transformation, , commerce, ,déficit, ,MINURCAT, ,tchad, ,antiterrorisme, ,