EDITORIAL
LA MALAISIE FAIT SA PLACE SOUS LE SOLEIL AFRICAIN

Si la Chine reste le partenaire le plus en vue du continent, il n’en demeure pas moins que d’autres pays émergents de l’Asie jouent des coudes pour s’imposer dans un continent qui est considéré comme l’avenir de l’économie mondiale, de par l’importance de ses matières premières, mais aussi de la jeunesse de sa population. Discrète, mais pourtant incontournable, la Malaisie fait partie de ces nouveaux partenaires du continent africain.  

Sans chercher à se positionner en opposition frontale aux anciennes puissances coloniales ou aux États-Unis d’Amérique, comme peut le faire la Chine, sans envoyer des armées de travailleurs manuels au potentiel d’intégration faible, la Malaisie propose une autre forme de partenariat moins intrusif et ne bouleversant pas les équilibres sociaux ou le tissu productif local.

      POLITIQUE
ASHOK VASWANI L’INDO-GUINÉEN
Alors que l’on reproche aisément à la diaspora chinoise en Afrique d’être dans un entre-soi économique sans off rir d’opportunités aux travailleurs locaux, les investisseurs indiens ont toujours eu une approche diff érente. Appréciés par les pays africains pour leur capacité à créer des emplois dans le secteur privé, ils sont les moteurs d’une économie animée par d’autres valeurs, plus entrepreneuriales et plus en phase avec les standards de l’économie de marché.
DIPLOMATIE
CINQ ANNÉES EN DENTS DE SCIE   
Par Nathan Leubnoudji Tah      ©  PAYS-EMERGENTS.COM
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La stabilité retrouvée depuis les dernières attaques rebelles de février 2008 ouvre une nouvelle page de floraison diplomatique du Tchad. Mais si le pays est, sur le plan armé, stable il ne l’est pas moins dans la politique intérieure. Or, il n’est pas de bonne politique extérieure qui ne soit pas soutenue par la politique exercée à l’intérieur des frontières nationales.
Par Nathan Leubnoudji Tah


De la stabilisation des relations toutes tumultueuses entre le Tchad et son voisin de l’Est, le Soudan, à la présence mas- sive et parfois perçue comme abondante du Tchad dans les crises sous- régionales en passant certainement par son élection comme membre non per- manent au conseil de sécurité de l’ONU, le Tchad a renvoyé l’image d’un cliché stéréotypé dans sa diplomatie ces cinq dernières années. La diplomatie tcha-
dienne a toujours été une pratique de survie liée évidemment à sa longue tra- dition confl ictuelle.
Comme tel, le Tchad choisissait toujours ses partenaires sui- vant ses besoins sécuritaires. Ses relations avec son ancienne métropole, la France, sont toujours de loin les plus privilé- giées. Même après la stabilité retrouvée à ses frontières orientales, la mesure de la diplomatie tchadienne est donnée par ses rapports avec la France.
Ses relations avec l’ancienne puissance coloniale sont des plus volontaristes. L’implication directe de l’ex-métropole dans le déploiement de l’EUFOR puis de la MINURCAT pour stabiliser les frontières orientales et méri- dionales du Tchad, l’appui de la France au dialogue politique inter-tchadien ayant débouché sur l’accord du 13 août 2007, son soutien financier multiforme, sont les preuves d’une diplomatie entreprenante entre le Tchad et la France.


Une diplomatie parmi les plus performantes d’Afrique

Aussi, avec une forte représentation à travers le monde, le Tchad fait figure de des pays dont la diplomatie est la plus active et la plus entreprenante de la sous-région. 35 représentations diplomatiques au Tchad 38 représentations tchadiennes à travers le monde, le Tchad peut se réjouir d’avoir une présence conséquente aux quatre coins du monde. Aussi, l’élection du Tchad l’année dernière comme membre non permanent au conseil de sécurité de l’organisation des nations unies (ONU), est sans nul doute le plus grand succès diplomatique jamais enregistré par ce pays longtemps meurtri par les affres de la guerre.
Sur le plan sous-régional, le Tchad assure à la fois la présidence tournante de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC) en plus du secrétariat exécutif de cette organisation de dix pays membres. C’est à ce titre que le président Déby, en sa qualité de président en exercice de la CEEAC, s’implique directement, avec le soutien de ses homo- logues, dans la recherche d’une solution pour stabiliser la Centrafrique. Quatre des six plusieurs sommets de la CEEAC sur la situation en RCA qui ont permis de jugu- ler la crise et de fixer le cadre d’une tran- sition politique dans le pays, ont été orga- nisés au Tchad. Ces rencontres souvent promptement convoquées et accueillies par N’Djaména, ont permis de pallier au plus pressé par l’évaluation de la situation sécuritaire pour préparer et baliser le ter- rain pour l’action des forces d’interven- tion : MICOPAX d’abord (CEEAC) puis MISCA (Union africaine) en République centrafricaine. À verser dans la conduite pacifique des relations extérieures dans un environnement qui lui était hostile, le Tchad a réussi à renverser triste situation de guerre traduite par plusieurs attaques rebelles en provenance du Soudan entre 2006 et 2009.
Il a donc obtenu une situation assez apaisée depuis l’accord de paix signé avec le Soudan en janvier 2010. L’accord en question se traduira par la présence du président soudanais Omar El Béchir à la cérémonie de prestation de serment d’Idriss Déby Itno en 2011. Après cet épisode de la crise du Darfour où la France et le Tchad ont œuvré ensemble pour trouver une solution politique qui a pour effet de stabiliser toute la région, le Tchad s’est encore illustré dans la gestion directe de plusieurs crises et conflits sous- régionales. La campagne tchadienne au Mali où les FATIM (forces armées tcha- diennes en intervention au Mali) et les forces de l’opération Serval ont mené de front les opérations de guerre, les actions de surveillance, de renseignement, de ratissage dans une guerre asymétrique.


Une légitimité critiquée

Cependant les situations de crise et les menaces sécuritaires qui se multiplient autour du Tchad avec en toile de fond l’intensification des trafics et la montée du terrorisme au Sahel, l’instabilité en République centrafricaine et la douche froide qu’a prise le Tchad dans cette crise semblent contribuer à donner un bémol dans ce chapelet de réussite diplomatique.
En effet, et selon certains observateurs de la vie politique tchadienne, la stabilité retrouvée depuis 2008, aurait pu per- mettre au Tchad de faire plus encore si le pays réussissait à assainir son environne- ment politique national. Car, la politique intérieure et la politique extérieure sont toujours imbriquées. Ainsi, pour la plu- part de responsables politiques tchadiens si rien ne marche sur le plan intérieur, ce n’est alors pas le secteur diplomatique qui doit primer. D’après les défenseurs de cette ligne, le sentiment anti tchadien ressenti dans les pays voisins du Tchad est révélateur à plus d’un titre. En effet, depuis les multiples interventions tcha- diennes dans la sous-région, les ressortis- sants tchadiens ne sont plus en odeur de sainteté non seulement dans le rang des populations, mais les relations au plus haut niveau même ne sont pas partout au plus beau fixe.
En témoignent les diver- gences de points de vue entre les États de la CEEAC et de certains de l’Union afri- caine. Comme conséquence directe, les paisibles ressortissants tchadiens sont pourchassés, sommairement visés ou pris à partie en RCA, en Libye, au Nigeria, etc. Pour le porte-parole de l’opposition démocratique, « toutes ces situations sont les résultats catastrophiques de cette diplomatie gérée par les proches du chef de l’État » avant de conclure, « ce n’est pas une diplomatie positive ».
Dans le même élan d’idée, plusieurs autres observateurs poli- tiques nationaux ont fait remarquer qu’il ne suffit pas d’ouvrir nombre de représen- tations diplomatiques. Aussi, faut-il que ces représentations contribuent à l’intérêt public. Or, dit l’un d’entre eux, que ce soit en France, au États-Unis, en Afrique du Sud et ailleurs, le personnel diplomatique déployé est beaucoup plus chargé des affaires personnelles du chef de l’État.
Ainsi, forces et faiblesses de la diplo- matie tchadienne ces cinq dernières années restent sujettes à cautions. & 9679;

 

 

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Le Moyen-Orient s’affirme comme l’une des régions les plus innovantes et volontaires en la matière, notamment dans le golfe Persique.
 
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