EDITORIAL
LA MALAISIE FAIT SA PLACE SOUS LE SOLEIL AFRICAIN

Si la Chine reste le partenaire le plus en vue du continent, il n’en demeure pas moins que d’autres pays émergents de l’Asie jouent des coudes pour s’imposer dans un continent qui est considéré comme l’avenir de l’économie mondiale, de par l’importance de ses matières premières, mais aussi de la jeunesse de sa population. Discrète, mais pourtant incontournable, la Malaisie fait partie de ces nouveaux partenaires du continent africain.  

Sans chercher à se positionner en opposition frontale aux anciennes puissances coloniales ou aux États-Unis d’Amérique, comme peut le faire la Chine, sans envoyer des armées de travailleurs manuels au potentiel d’intégration faible, la Malaisie propose une autre forme de partenariat moins intrusif et ne bouleversant pas les équilibres sociaux ou le tissu productif local.

      POLITIQUE
ASHOK VASWANI L’INDO-GUINÉEN
Alors que l’on reproche aisément à la diaspora chinoise en Afrique d’être dans un entre-soi économique sans off rir d’opportunités aux travailleurs locaux, les investisseurs indiens ont toujours eu une approche diff érente. Appréciés par les pays africains pour leur capacité à créer des emplois dans le secteur privé, ils sont les moteurs d’une économie animée par d’autres valeurs, plus entrepreneuriales et plus en phase avec les standards de l’économie de marché.
DIPLOMATIE
LA DIFFICILE RÉSOLUTION DE LA CRISE CENTRAFRICAINE   
Par Amos Ledoux      ©  PAYS-EMERGENTS.COM
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Alors que le monde entier est au chevet de la République centrafricaine, le Tchad s’en retire à la surprise générale. Pourtant nombre d’acteurs politiques voient en lui un partenaire majeur de cette crise. Même si N’Djamena dit avoir agi en raison de nombreuses critiques à son encontre, et dans le souci de favoriser la paix, cette décision ressemble beaucoup à une rupture avec un pays qui, dans l’avenir, pourrait constituer un danger pour le Tchad.
Par Amos Ledoux


B angui n’a pas fini d’en découdre avec les guerres fratricides qui font sombrer le pays dans un chaos sans précédent, alimenté en conflits interreligieux par les deux forces en présence : Séléka et anti-balaka. Ces bandes de voyous sans idéal, mus par des intérêts inavoués, ont pris la République centrafricaine en otage et empêchent les bonnes volontés d’agir pour le bien-être des populations.

Le Tchad qui, par ses multiples actions en faveur de ce pays voisin, est vu par les plus au fait du conflit centrafricain, à tort ou à raison, à la fois comme une bouée de sauvetage et comme le principal acteur de la déstabilisation de la Centrafrique, s’est retiré de ce bourbier il y a deux mois. À l’heure actuelle, la situation sécuritaire n’a pas bougé d’un iota. Il ne se passe pas un seul jour sans que l’on assiste à des actes de vandalisme, des tueries, et à cela s’ajoute la grogne populaire qui devient revendi- cation sociale.


Recherche de solutions

Cette impasse nous amène à scruter de plus près les motifs cachés du retrait des soldats tchadiens, alors que beau- coup s’accordent à dire que la présence du Tchad dans cette partie du continent serait déterminante dans la recherche de solutions au problème. D’ailleurs, c’est à N’Djamena que l’on a obtenu la démis- sion de Djotodia et l’ébauche d’une transi- tion. Même si le Haut-Commissariat aux réfugiés pointe du doigt les soldats tcha- diens comme auteurs d’exactions, leur départ de Bangui, voulu par les autorités, résonne comme un coup de poignard dans le dos des autorités centrafricaines. Par son retrait, le Tchad fait un pied de nez à toute la communauté internationale pour lui faire comprendre que personne mieux que lui ne connaît le problème centrafricain et que son départ ne pourra qu’envenimer les choses.

La volonté de N’Djamena de laisser place à l’enlisement se traduit par la fer- meture des frontières avec ce pays qui res- semble à un no man’s land. Idriss Deby Itno ne veut plus être concerné par le mal- heur de son voisin, ce pays dans lequel il est toujours critiqué comme le faiseur de rois, de Bozizé à Djiotodja. Il était au four et moulin, travaillant de toutes ses forces pour maintenir ce pays en paix, pour maintenir une trêve qui a duré dix ans, allant jusqu’à intervenir dans la sécurité intérieure voire à payer les fonctionnaires. Aujourd’hui, les questions de poli- tique intérieure et la menace terroriste suspendue comme une épée de Damoclès sur bon nombre de pays du Sahel ont amené le président tchadien à revoir son intervention en Centrafrique. En homme prudent, Idriss Deby Itno estime qu’il est temps de laisser les Centrafricains eux- mêmes s’accorder sur ce qui les divise. Plus qu’une décision, c’est une rupture systémique.


Des priorités intérieures

Aussi, dans une démarche à la fois sereine et déterminée, le président tcha- dien veut-il effacer les critiques inté- rieures dont il fait l’objet. À l’approche des prochaines consultations électorales, le mentor du Mouvement Patriotique du Salut (MPS) ne veut pas de surprises désa- gréables, surtout que la classe politique réclame pour ces consultations un recensement biométrique. Il n’est plus question que le Tchad supporte à lui seul toute la misère de la Centrafrique. À regarder l’ac- tualité tchadienne de plus près, il se trouve simplement que le pays est engagé dans plusieurs conflits qui engagent également ses finances. Et les autorités redoutent une tension de trésorerie alors que, ces der- niers temps, les fonctionnaires attendent quelques jours après la fin du mois avant d’entrer en possession de leur salaire.

Ce n’est qu’en homme prudent qu’Idriss Deby Itno lâche le pays que cer- tains Tchadiens appellent ironiquement « La 24e région du Tchad » pour s’occu- per de questions très urgentes comme la sécurisation du pays contre le terrorisme ainsi que des élections futures. De ce qui précède, il est clair que le problème de la Centrafrique n’intéresse plus les anciens tuteurs, dont le Tchad, et que les Centrafricains doivent désormais consentir des efforts pour résoudre par eux-mêmes les problèmes qui les divisent. Car leurs voisins ont pour l’heure du pain sur la planche et ne veulent plus se pré- occuper de gens qui n’ont d’énergie que pour attraper des machettes pour tuer plutôt que de réfléchir au développement de leur nation. & 9679;

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                   AFRIQUE
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On a réduit le déficit de huit points, cela ne s`était jamais fait
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CAP SUR LES ÉNERGIES RENOUVELABLES
Les changements politiques en cours au Moyen-Orient ont quelque peu occulté, aux yeux des médias occidentaux, le choc ressenti par les populations arabes lors de la catastrophe nucléaire de Fukushima, qui a renforcé la volonté politique d’une mutation progressive des énergies fossiles vers les énergies nouvelles.

Le Moyen-Orient s’affirme comme l’une des régions les plus innovantes et volontaires en la matière, notamment dans le golfe Persique.
 
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