EDITORIAL
LA MALAISIE FAIT SA PLACE SOUS LE SOLEIL AFRICAIN

Si la Chine reste le partenaire le plus en vue du continent, il n’en demeure pas moins que d’autres pays émergents de l’Asie jouent des coudes pour s’imposer dans un continent qui est considéré comme l’avenir de l’économie mondiale, de par l’importance de ses matières premières, mais aussi de la jeunesse de sa population. Discrète, mais pourtant incontournable, la Malaisie fait partie de ces nouveaux partenaires du continent africain.  

Sans chercher à se positionner en opposition frontale aux anciennes puissances coloniales ou aux États-Unis d’Amérique, comme peut le faire la Chine, sans envoyer des armées de travailleurs manuels au potentiel d’intégration faible, la Malaisie propose une autre forme de partenariat moins intrusif et ne bouleversant pas les équilibres sociaux ou le tissu productif local.

      POLITIQUE
ASHOK VASWANI L’INDO-GUINÉEN
Alors que l’on reproche aisément à la diaspora chinoise en Afrique d’être dans un entre-soi économique sans off rir d’opportunités aux travailleurs locaux, les investisseurs indiens ont toujours eu une approche diff érente. Appréciés par les pays africains pour leur capacité à créer des emplois dans le secteur privé, ils sont les moteurs d’une économie animée par d’autres valeurs, plus entrepreneuriales et plus en phase avec les standards de l’économie de marché.
Macao mise tout sur le jeu   
Damien Durand      ©  PAYS-EMERGENTS.COM
Partager

Macao ne semble pas vouloir tuer sa poule aux oeufs d’or : le jeu ! Bien au contraire. Son ministre des Finances, Francis Tam Pak Yuen, a récemment déclaré qu’entre 2013 et 2023, 2 000 nouvelles tables de jeu viendraient s’ajouter aux 5 000 déjà existantes sur les 30 km2 de ce minuscule territoire chinois presque entièrement voué au tourisme du jeu.

En plus de l’installation
de nouvelles tables de jeu, le gouvernement de la Région administrative spéciale1 de Macao a également annoncé le renforcement des contrôles sur cette activité qui représente 50 % du PIB national. L’objectif : « assurer le développement modéré » d’un secteur affi chant une croissance à deux chiff res grâce aux Chinois du continent, où le jeu est prohibé, ce qui crée de facto une clientèle assurée pour Macao. Une stratégie de quasi-monopole qui a de beaux jours devant elle, alors que le tourisme intérieur prend son essor en Chine.

Les dirigeants de Macao, sûrs de leur fait, n’envisagent aucune réorientation notable de leur modèle de développement et continuent de privilégier la mono-économie du jeu et, par extension, celle du tourisme. « C’est un fait indéniable, le développement de l’industrie du jeu a bénéficié à l’ensemble de la société », avance même Francis Tam Pak Yuen, avant de mettre en garde : « Si le secteur ne peut plus croître, c’est l’avenir économique de Macao qui sera compromis. Nous devons donc trouver la place pour la future expansion de l’industrie du jeu2. »

La place… une gageure constante sur un territoire à peine plus grand qu’un chef-lieu de département français, mais avec une population de presque 550 000 habitants, soit une densité de… 18 300 habitants/km2 !

À Macao, le jeu ne date pas d’hier. Le minuscule territoire doit tout à ce secteur, légalisé au milieu du XIXe siècle. Ce confetti de l’ancien empire portugais, rétrocédé à la Chine en 1999, a longtemps joui de ses prérogatives en Asie. Pressentant l’évolution de cette situation privilégiée – d’autres États (Singapour notamment) légalisant le jeu pour attirer la clientèle chinoise – le gouvernement de Macao a mis en place une politique d’ouverture du marché sous contrôle des autorités.

Initialement monopole d’État, le jeu a été ouvert aux opérateurs étrangers en 2002. Moyennant l’achat d’une licence – avec obligation d’engagement sur vingt ans (de 2002 à 2022) – six groupes privés se sont engouff rés dans la brèche. Ils gèrent aujourd’hui la trentaine de casinos du territoire qui représentent un chiff re d’aff aires annuel de 35 milliards de dollars, auxquels viennent s’ajouter les lucratifs marchés des courses de chevaux et de lévriers.

L’ouverture du secteur a rapidement produit les effets escomptés. En 2007, Macao est devenu le premier marché mondial du jeu d’argent. Et son ascension cabinet d’audit PriceWaterhouseCoopers prévoit une augmentation du marché de 20 % par an, soit plus du double de la croissance mondiale dans ce secteur. À terme, le jeu devrait générer pour le territoire un chiffre d’affaires annuel de presque 65 milliards de dollars.

Le tourisme, lui, poursuit son expansion continue. Durant l’année 2011, Macao a accueilli 30 millions de visiteurs (autant que la Turquie), qui ne sont restés le plus souvent… qu’une journée ! Soit le temps nécessaire pour faire l’aller et retour avec le continent sur l’un des ferrys reliant continuellement les deux rives en un peu moins d’heure. Ce phénomène est à la fois conséquent par le nombre, et très localisé : Chinois, Taïwanais et Hongkongais représentent en effet 90 % des visiteurs. Un modèle d’expansion atypique en Asie, puisque ne reposant pas sur la volonté de se faire connaître sur le plan international, mais uniquement en capitalisant sur le développement de la région la plus dynamique au monde sur le plan économique.

Le succès de Macao est révélateur des effets de l’évolution économique et sociale en Asie en général, mais surtout en Chine continentale. Il n’est que le corollaire de l’émergence d’une classe moyenne avide de loisirs et d’ouverture, que l’ancienne colonie portugaise a su capter.

1. Le statut de « Région administrative spéciale » a été accordé à Hong Kong et à Macao. Il leur permet de conserver un pouvoir exécutif et une relative autonomie dans la gestion de leurs affaires internes.
2. Rapporté par le Macau News.
   ©   PAYS-EMERGENTS.COM  -  Pays émergents
                   ECONOMIE
LE TIGRE MALAIS ROI DES INVESTISSEMENTS ASIATIQUES EN AFRIQUE
ECONOMIE
VISION 2020 DE GRANDES AMBITIONS
Développement
MALAISIE L’OUTSIDER SORT SES GRIFFES
ÉCONOMIE - LE PARI DE LA FINANCE ISLAMIQUE
LES OPPORTUNITÉS D’AFFAIRES
                 TECHNOLOGIES
CAP SUR LES ÉNERGIES RENOUVELABLES
Les changements politiques en cours au Moyen-Orient ont quelque peu occulté, aux yeux des médias occidentaux, le choc ressenti par les populations arabes lors de la catastrophe nucléaire de Fukushima, qui a renforcé la volonté politique d’une mutation progressive des énergies fossiles vers les énergies nouvelles.

Le Moyen-Orient s’affirme comme l’une des régions les plus innovantes et volontaires en la matière, notamment dans le golfe Persique.
 
  © Copyright Pays-Emergents.com, Aout 2011 - Tous droits réservés REFLEXION-CONNEXION  
  Pays Emergents - DWD Publications 233 rue St. Honoré 75001 Paris - France
  Tél : +33(6)06520800 E-mail: s.diawara@pays-emergents.com
  REGIE PUBLICITAIRE - Tarifs Régie Publicitaire
.
, , SNER, ,, , main-d\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\`oeuvre, , acteur économique, misère, géants, ,Mali, putsch, , détermination, transformation, , impôt, , marché, Pedro Passos Coelho, , portugais, , expansion, exporter, , économiques, ressortissants, , croissance, cuir, , coopération, ,agro-alimentaire, , pérennité, , téléchargments, , molybdène, ,brésil, ,, , denrées subventionnées, ,homosexualité, , affairiste, , industrielle, , Inde, terroristes, armée, , exportation, , production, sources, , indien, autodidacte, défi, , , Afrique du Sud, , jeunesse, , exploitations agricoles, township, ,femmes, viol, , ANC, , biodiversité, touristique, , développement économique, ,Birmanie, généraux, , paysans, , plan d\\\\`urgence social, , FUAPO, alternance, , , projets, diversification, exportations, expansioniste, , économie, ,Gabon, réforme, ,potentiel, ,transferts de technologie, ,pékin, ,bouddhisme, ,ANICET DOLOGUÉLÉ, ,Conseil Économique et social, ABDALLAH NASSOUR, tchadvprésident, ,MINURCAT, ,