EDITORIAL
LA MALAISIE FAIT SA PLACE SOUS LE SOLEIL AFRICAIN

Si la Chine reste le partenaire le plus en vue du continent, il n’en demeure pas moins que d’autres pays émergents de l’Asie jouent des coudes pour s’imposer dans un continent qui est considéré comme l’avenir de l’économie mondiale, de par l’importance de ses matières premières, mais aussi de la jeunesse de sa population. Discrète, mais pourtant incontournable, la Malaisie fait partie de ces nouveaux partenaires du continent africain.  

Sans chercher à se positionner en opposition frontale aux anciennes puissances coloniales ou aux États-Unis d’Amérique, comme peut le faire la Chine, sans envoyer des armées de travailleurs manuels au potentiel d’intégration faible, la Malaisie propose une autre forme de partenariat moins intrusif et ne bouleversant pas les équilibres sociaux ou le tissu productif local.

      POLITIQUE
ASHOK VASWANI L’INDO-GUINÉEN
Alors que l’on reproche aisément à la diaspora chinoise en Afrique d’être dans un entre-soi économique sans off rir d’opportunités aux travailleurs locaux, les investisseurs indiens ont toujours eu une approche diff érente. Appréciés par les pays africains pour leur capacité à créer des emplois dans le secteur privé, ils sont les moteurs d’une économie animée par d’autres valeurs, plus entrepreneuriales et plus en phase avec les standards de l’économie de marché.
CONFLIT INDO-CHINOIS
LE BRAS DE FER DES GÉANTS ASIATIQUES   
Romain Mielcarek      ©  PAYS-EMERGENTS.COM
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Grand dossier Inde

Les tensions restent vives entre Delhi et Pékin qui se disputent la domination navale de l’océan Indien, et celle de l’Himalaya. Comme le Cachemire et le Tibet, l’Arunachal Pradesh est au coeur des tensions entre Delhi et Pékin, qui revendique ce territoire. Alors que l’Inde vient avec succès de lancer son missile Agni-V, la Chine procède à des manoeuvres militaires de grande ampleur le long de la frontière.

Le 19 avril dernier, quelque part sur l’île de Wheeler, dans l’État du Bengale, la fusée indienne Agni-V décollait d’une base militaire cachée au coeur d’immenses réserves naturelles. Plus que d’une simple fusée, il s’agit-là d’un tir d’essai d’un missile intercontinental capable de propulser une charge nucléaire jusqu’à 5 000 kilomètres. Une réussite accueillie à l’unanimité par les politiques indiens. Les médias les plus nationalistes iront jusqu’à baptiser l’engin « Chinese killer ». À portée de ce « tueur de Chinois », Hongkong, Shanghai, mais surtout Pékin.

Au même moment, un peu partout au Tibet, des avions de chasse chinois J-10 s’entraînent jour et nuit. Dans les conditions les plus difficiles, par un froid polaire, ils essaient toutes sortes de bombes pendant que l’infanterie parcourt les montagnes. Des exercices largement rapportés par la presse chinoise et qui ont duré tout l’hiver. C’est la première fois que Pékin multiplie à ce point les démonstrations de force le long de la frontière.

Pour Delhi, la Chine est une menace palpable. C’est ce que confirmait fin février un groupe d’experts indiens dans un document stratégique intitulé « Non alignment 2.0 ». Ils y distinguent deux terrains d’affrontement potentiels entre les deux voisins : la domination navale de l’océan Indien, et l’Himalaya. Si Delhi investit lourdement dans l’armement pour éviter d’être distancée par son voisin, plusieurs des spécialistes consultés évoquent déjà la possibilité pour les forces armées indiennes d’être dominées au sol. Ils envisagent même la mise en place de stratégies asymétriques visant à embourber les troupes chinoises en ayant recours à des opérations de guérilla et en entraînant des révoltes populaires dans les territoires contestés.

De telles stratégies pourraient, en cas de crise, précipiter le sud asiatique dans un conflit de haute intensité. Une guerre contre-insurrectionnelle est en effet extrêmement longue, comme le montrent les exemples américains récents en Irak ou en Afghanistan. L’ensemble de la frontière sino-indienne étant géographiquement plus accidentée encore que l’Asie mineure, des insurrections disposant d’armes en quantité pourraient tenir des années sans difficulté.

Arunachal Pradesh : jeu de go tibétain

L’Arunachal Pradesh est un État indien situé au nord-est du pays. Les Chinois, eux, parlent de Tibet du Sud. Un étrange univers : la région, cédée par le Tibet au début du XXe siècle, a été préservée par les Britanniques, puis par le gouvernement indien. Au coeur des forêts particulièrement denses, des oiseaux rares, des centaines d’orchidées et des meutes de tigres côtoient une multitude de bases militaires. Surélevée et positionnée à la croisée de la Chine, de l’Inde, du Bengladesh et du Népal, l’Arunachal Pradesh est en effet une zone stratégique et quasi-déserte. En dehors de la présence des militaires, elle est caractérisée par la plus faible densité de population du pays : 8 habitants par kilomètre carré contre 776 dans le Bengale.

L’Arunachal Pradesh est au coeur des tensions entre Delhi et Pékin, qui revendique ce territoire. C’est dans ce secteur que l’Inde a déployé quelque 70 000 soldats ainsi qu’une trentaine de chasseurs Su-30. Dissuasif ? Si peu : l’Armée populaire de Chine (APL) traverse presque quotidiennement les 4 057 kilomètres de frontière contestée. En 2008, l’Inde dénonçait 270 de ces incursions. C’était deux fois plus qu’en 2007 et trois fois plus qu’en 2006. Chaque fois, des hélicoptères chinois viennent errer sur ce territoire et distribuer victuailles et tracts de propagande à une population que Pékin aimerait mobiliser.

Les tensions dans cette région trouvent comme centre de gravité l’Himalaya tibétain. Toute la région autonome du Tibet a été aménagée et quadrillée par un monceau de voies de communication. Une optimisation logistique qui doit permettre, dans des délais très courts, de déployer 450 000 soldats à proximité du territoire indien. Un chiffre impressionnant lorsque l’on sait qu’en France, le nombre de militaires s’élève à 220 000 hommes. En réponse, Delhi a annoncé l’année dernière sa volonté de recruter 100 000 nouveaux soldats de plus uniquement pour la défense de cette région.

Les Indiens surveillent d’un oeil inquiet les manoeuvres permanentes des armées chinoises. Avec une quinzaine d’aéronefs, des hélicoptères et des drones, leurs moyens restent désuets et toute la région est en réalité un véritable gruyère. Dans les esprits, l’invasion de 1962 est toujours présente. En octobre de cette année, Mao Zedong décidait d’élargir les frontières de la République populaire de Chine vers le Sud. Dans l’esprit du leader communiste, il s’agit de récupérer les territoires cédés par le royaume du Tibet à l’Inde britannique quelques décennies plus tôt. Un raz-de-marée qui rase littéralement les maigres défenses indiennes, faisant 1 390 morts, 1 700 disparus et 4 000 prisonniers en à peine un mois.

Histoires de Cachemires

Suite au conflit de 1962, la Chine a retiré ses troupes des terres indiennes qu’elle convoite. Presque, tout du moins, puisque l’Aksai Chin, toujours occupée par les forces de l’APL, fait l’objet de plaintes récurrentes de la part de Delhi. Ce petit morceau de Cachemire, qui représente un cinquième de la région revendiquée par l’Inde et le Pakistan, entre dans le complexe bras de fer auquel se livrent les puissances de la région. Un désert glacé qui, même si chacun respecte les lignes de contrôles décrétées en 1963, reste littéralement envahi par d’importants contingents militaires.

Pékin a fait de l’Aksai Chin une part cruciale de son dispositif logistique interne. C’est en effet par là que passent les camions et les différents transports qui rallient le nord du Tibet à la province du Xinjiang. La fameuse autoroute nationale 219 est devenue, côté chinois, le symbole des enjeux économiques et stratégiques de ces territoires contestés à l’Inde. L’ensemble des régions sous tension sont en effet extrêmement montagneuses. En abandonnant la suprématie sur ces territoires, aussi bien Delhi que Pékin risquent d’abandonner des axes logistiques de premier ordre.

Le Cachemire, qui fait l’objet de tensions récurrentes en Inde, est devenu objet de provocations diverses de la part de Pékin. La Chine s’est rapprochée du Pakistan, notamment sur le plan nucléaire. Récemment, elle s’est également mise à réclamer des visas spécifiques pour les Indiens originaires du Cachemire, se calquant en cela sur la position pakistanaise qui vise à entériner l’idée que cette région est distincte du reste de l’Inde. Cet imbroglio stratégique, qui met aux prises quelques-unes des armées les plus nombreuses du monde, est une véritable poudrière. Les analystes les plus fatalistes prévoient déjà l’explosion d’un conflit beaucoup plus grave d’ici les années 2020… la paix ne tenant pour l’instant qu’au fi l fragile des intérêts économiques réciproques.
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CAP SUR LES ÉNERGIES RENOUVELABLES
Les changements politiques en cours au Moyen-Orient ont quelque peu occulté, aux yeux des médias occidentaux, le choc ressenti par les populations arabes lors de la catastrophe nucléaire de Fukushima, qui a renforcé la volonté politique d’une mutation progressive des énergies fossiles vers les énergies nouvelles.

Le Moyen-Orient s’affirme comme l’une des régions les plus innovantes et volontaires en la matière, notamment dans le golfe Persique.
 
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